L'enfant qui n'avait jamais vu une fleur

Bien qu’en tant que parents on tente, la plupart du temps, de tenir nos enfants loin des réalités dérangeantes qui ponctuent notre quotidien, quelquefois celles-ci nous rejoignent.

La question des réfugiés a été très présente, dernièrement, avec les conflits qui ont secoué la Syrie et elle revient encore à l’avant-plan avec l’afflux de réfugiés venant de nos voisins du Sud.

C’est alors que ma route a croisé un livre me permettant d’aborder le sujet avec mes minis et de commencer ainsi à les sensibiliser avec les réalités que vivent d’autres enfants moins fortunés qu’eux, vivant dans des environnements moins « coussinés » que le leur. Car je dois avouer que mes enfants sont bien cajolés!

l'enfant qui n'avait jamais vu une fleur

L’enfant qui n’avait jamais vu une fleur d’André-Anne Gratton, illustré par Oussama Mezher, nous remet à notre place en nous rappelant que les enfants qui vivent dans des pays en guerre sont privés des expériences que nos propres enfants vivent, quant à eux, quotidiennement. On y découvre l’histoire de Samia, une enfant vivant dans un camp de réfugiés qui n’a pas vécu l’expérience, aussi simple parait-elle, d’avoir le privilège de pouvoir contempler la beauté d’une fleur, d’en humer le parfum et de la voir s’épanouir.

Le livre nous enseigne aussi que, même dans la plus grande des misères, il existe de l’espoir. Elle est ici apportée par un partenaire d’infortune, Mayi, qui sacrifie, pour faire fleurir ce sentiment dans le cœur de la jeune fille, son souvenir le plus précieux : une montre appartenant à son fils, décédé dans cette guerre, en échange d’une fleur, un bougainvillier, pour Samia.

Un ouvrage rempli de tristesse, j’ai d’ailleurs versé quelques larmes et eu la voix chevrotante en le lisant à mes enfants lors de notre routine du soir. Un livre également d’une grande beauté et d’une grande sensibilité dans ses images et dans l’espoir que l’on peut entrevoir de voir fleurir un monde meilleur, en conscientisant nos propres enfants.

Article rédigé par Élyse Marchand

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