Son école, mon école, notre école

Alors ça y est, une autre année scolaire vient de se terminer. Je suis à la fois excitée comme une puce de passer l’été avec mes deux grands, mais aussi extrêmement nostalgique que cette année soit terminée. Elle a passé si vite! J’ai l’impression que c’était hier que je pleurais ma vie parce que ma fille commençait la maternelle! Alors oui, je suis cette mère qui pleure à la rentrée ET à la fin des classes haha!

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C’est fou à quel point les enfants peuvent évoluer en une année! Leurs connaissances, leur confiance, leur attitude … C’est un choc pour moi à chaque fois de les voir grandir. À la fin de l’année, je récupère littéralement de nouveaux enfants. Ils passent plus de temps à l’école qu’à la maison au fond. C’est normal qu’ils nous filent un peu entre les doigts…

Il y a trois ans, mes enfants étaient toujours avec moi. Ce fut une grosse étape lorsque mon fils est entré en maternelle. J’avais l’impression qu’on me l’arrachait. J’avais peur de ne plus faire partie de son quotidien. De ne pas connaître les gens avec qui il passerait dorénavant la majeure partie de son temps. Je me sentais exclue.

Pour changer ma façon de voir les choses, j’ai choisi de m’impliquer dans notre école de quartier. J’en ai fait mon école. Je connais le personnel, je connais les enfants, je connais les lieux. Lorsque mes grands me racontent une anecdote, je peux mettre des visages, des images, sur leurs mots. Lorsqu’ils rencontrent un problème, je sais tout de suite où aller cogner.

Je trouve important de connaître les professeurs de mes enfants. Vraiment les connaître. Pas juste par courriel. Confier son enfant à un inconnu, le feriez-vous vraiment? Alors pourquoi ne pas prendre le temps de jaser et de s’impliquer dans la classe? Et qui sait, par la bande vous vous découvrirez peut-être même une amie! Un clin d’œil spécial d’ailleurs aux professeurs de mes enfants avec qui j’ai adoré collaborer cette année. Des femmes formidables qui leur ont permis d’évoluer de magnifiques façons. Mesdames, ce fut définitivement un privilège de vous avoir dans nos vies pendant ces quelques mois.

Lorsque je fais du bénévolat à l’école, quand les petits me font des câlins, quand les grands me lancent un « salut Véronique! » en courant, quand des profs que mes enfants n’ont même pas eus viennent me jaser, j’adore ça. Je me sens chez moi. Je comprends mes enfants d’être si bien ici. S’impliquer c’est accepter de s’entourer d’une équipe, d’un village. C’est sauter à pieds joints dans le quotidien de son enfant. Ce n’est pas seulement de prendre part à ses souvenirs, c’est de les vivre aussi.

Je vous laisse sur cette réflexion! Peut-être aurez-vous envie d’entrer à l’école avec vos enfants dans deux mois! Son école, mon école, notre école. Un endroit où il fait bon de grandir! En attendant, enfants, parents, professeurs et intervenants, BONNES VACANCES!

Texte et photo par Véronique Désormeaux