Quand on double sa deuxième année...

 L’an dernier ma fille commençait sa deuxième année. Papa et moi on se doutait depuis un moment déjà que quelque chose ne tournait pas tout à fait « rond » pour elle. Comme sa maman et son frère, elle a de la difficulté à se concentrer. Là où elle est différente de son frère et moi, c’est au niveau de son « taux d’énergie ». Ma fille est comme une pile Energizer en permanence. Elle est hyperactive. Ajoutons à tout ça sa manie de s’opposer à tout et on a une belle salade de petits pépins assez complète.

fillette-redoublement-doubler une année-témoignage-enfant-école-TDAH-anxiété-maman-Je suis une maman

Photo : Stéphanie Powers

Par le mois d’octobre, sa professeure constate un retard dans ses apprentissages, une difficulté de plus en plus marquée à demeurer « à l’ouvrage » et un besoin de contester qui augmente. Évaluation oblige, en décembre on nous apprend que notre belle poulette vit avec un TDAH modéré à sévère, un trouble d’opposition avec provocation et un début de trouble anxieux. Tout se met en place pour l’aider, mais ça ne sera pas assez. En mai, la nouvelle nous « tombe » dessus, Fillette reprendra sa deuxième année, le fossé entre elle et les autres est devenu trop grand.

 A suivi la discussion entre maman et sa fille pour lui expliquer que l’an prochain, contrairement à ses copains d’école, elle devrait reprendre sa deuxième pour pouvoir terminer ses apprentissages. Sort alors de sa bouche un retentissant « j’m’en fous, chu pas bonne pareil pis c’est pas grave ». Maman, en sage adulte qu’elle est, décide de laisser sa fille décanter la nouvelle.

fillette-redoublement-doubler une année-témoignage-enfant-école-TDAH-anxiété-maman-Je suis une maman

Photo : Stéphanie Powers 

Ce qui a donné lieu à une autre discussion environ deux semaines avant la rentrée. Discussion où Fillette a pleuré toutes les larmes de son corps en disant qu’elle est « ben trop niaiseuse pour l’école et qu’elle va encore doubler sa deuxième, jusqu’à l’âge de 40 ans ». J’ai beau la rassurer et tenter de la calmer elle est convaincue qu’elle va être la « seule pompier au monde pognée en deuxième maman »! Au fil de la discussion pré-rentrée, maman comprend enfin que c’est l’anxiété qui parle. Ma puce a travaillé très fort l’an dernier, à s’en épuiser, mais sans résultats. Sa peur est de recommencer et de faillir aux mêmes endroits.

Il en a fallu du temps et des mots, mais elle semble enfin croire que tout n’est pas perdu! Avant de me quitter pour partir en vacances avec son papa, elle a dit « ok maman, on r’commence la deuxième, mais j’le fais juste une fois, un pompier ça peut pas rester coincé en deuxième »!

C’est bon ma poulette, maman a confiance en toi, tu vas y arriver!

Article rédigé par Stéphanie Powers

Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Instagram