La pression de l’été

La belle saison se pointe le bout du nez! Je parie que vos belles résolutions aussi, non? Beaucoup d’entre vous n’auront pas de soucis à les mettre en œuvre et d’autres comme moi, flirteront avec l’idée de les réaliser et n’y parviendront peut-être pas.

 

Hier (le texte a été écrit il y a quelques semaines…) marquait ici, à la maison, le début de la belle saison avec le Marathon de Longueuil qui, depuis les trois dernières années, accroche mon mari au passage! Il en est à son premier marathon et à son deuxième demi-marathon! Depuis trois ans, nous l’attendons dehors, sur le terrain, café à la main, bagel dans l’autre. Plusieurs coureurs passent, selon leur parcours, une fois ou deux devant notre maison. Nous sommes aux premières loges de ce grand évènement...oui aux premières loges, vous avez compris, pas dans la rue, mais sur le gazon!

 

Cette année aurait pu être différente, je voulais recommencer à courir, donc je me suis inscrite au 3.5 kilomètres. Mes intentions étaient pures, étaient bonnes, j’allais enfin me remettre à la course. Il y a trois ans, j’avais commencé à courir. J’avais même senti le déclic, vous savez, celui qui se produit quand votre corps commence à ressentir le plaisir de la course avant d’en éprouver les efforts? Après le travail, je troquais mes talons pour mes Saucony et je me dirigeais vers la piste cyclable pour enfin profiter de cette belle liberté qu’était la course à pied! Puis je me suis blessée, juste avant mes vacances et j’ai dû arrêter de courir pour six à huit semaines.

 

Depuis ce temps, je rêve de recommencer à courir, mais n’y arrive pas. Je n’ai plus la patience de retrouver ce fameux déclic, donc je me contente de marcher. Marcher pour faire mes courses, aller travailler. Mais chaque année, je me convaincs que ce sera le grand retour à la course, et je me désiste au dernier moment. Je ne suis pas allée à ma course de 3.5 kilomètres, faute d’entraînement. J’ai toujours quelque chose de mieux à faire. J’aurais pu y aller quand même et marcher un peu à travers ma course, mais mon orgueil, mal placé, a pris le dessus et je ne suis pas allée.

 

Me voici donc, au milieu du mois de mai, en train de réaliser cette défaite. Je pourrais m’inscrire à une autre course et recommencer mon entraînement et probablement souffrir de l’abandon de mon projet ou tout simplement sortir marcher, en troquant mes talons pour les Saucony en y allant mollo et si le coeur m’en dit, faire quelques foulées. Je crois que la pression d’une course à venir me fait abandonner le projet trop vite. Je devrais sortir de la maison dans le but de faire une « fun run » rien de plus, à mon rythme, ou en marchant seulement et prendre l’air avec ma famille.

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Pourquoi se mettre de la pression de la sorte? Je ne sais pas. Parce que je vois plein de coureurs passer devant ma maison la fin de semaine de fête des Patriotes? Parce que je vois mon mari respecter ses engagements envers lui-même? Une chose est certaine, de l’exercice, je devrai en faire, que dis-je, je dois en faire. S’il le faut, je le mettrai à l’agenda et surtout pas de pression, compris, pas de pression!

Texte rédigé par Julie Campeau

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