Un enfant, deux enfants, beaucoup ou pas d’enfant…à chacun son choix!

Quand, dans ta vie de femme trentenaire tu n’as pas d’enfant, mais un mari et une maison, la question sur les lèvres de tous, que ce soit ta tante que tu vois à Noël, le facteur ou ton coiffeur, c’est toujours la même: quand est-ce que tu vas avoir des enfants ?

J’ai toujours été agacée par cette question, parce qu’elle insinue tout d’abord que tu veux et peux en avoir. On parle ici d’un choix personnel, de la plus grosse décision d’une vie ! Malheureusement, j’ai l’impression que l’on banalise l’importance de se questionner à savoir si oui ou non, on a envie de fonder une famille. Comme si l’unique suite logique, tel 1,2,3, était célibataire, en couple, puis PARENTS. Personnellement, je me suis longuement questionnée à savoir quelle était MA suite logique. J’ai longtemps eu envie d’ajouter à ma série les mots; voyageuse, libre, marraine passionnée, mais aucunement le mot : maman !    

Je n’ai pas ressenti ce désir d’avoir des enfants avant l’âge de 34 ans. Ça en a donc fait beaucoup de commentaires par année sur cette absence d’enfant dans ma vie.

Il m’arrivait, lorsqu’on me demandait « et puis, c’est pour quand le bébé ? » de simplement mentir sur cette absence de désir.

Parce que certaine fois, lorsque je répondais la vérité du moment: « je ne veux pas d’enfant », on acceptait rarement ma réponse et on me rétorquait plus d’une fois sur deux « mais voyons, tu vas changer d’idée ! » 

Oui, j’ai changé d’idée. Le désir est venu. 

Mais soyez avertis, la morale de cette histoire n’est pas de donner raison à tous ceux qui prétendaient mieux me connaître que moi-même. Je trouve encore cela inapproprié d’insinuer à une femme en couple sans enfant qu’elle changera d’idée. Car non, nous n’aurons pas toutes ce désir de devenir mère. Une vie sans enfant peut être remplie autrement et être toute aussi pleine de sens. L’important est de se respecter dans ses choix de vie, peu importe le jugement des autres. 

À 35 ans, ma suite logique a donc repoussé de quelques virgules le mot liberté et j’y ai ajouté le mot MAMAN.

Photo  : Isabelle George 

Photo  : Isabelle George 

Moi qui se croyais maintenant à l’abri des commentaires… j’aurais dû la voir venir, après quelques mois cette fameuse question inappropriée s’est transformée en version améliorée 2.0: « Alors, c’est pour quand le deuxième ? »  

Malheur! J’ai aujourd’hui 37 ans, je suis donc condamnée jusqu’à la ménopause à me faire poser cette question. Pourquoi insinuer qu’après un, c’est assurément deux? 

Mais bon, cette question me permettra de révéler mon grand bonheur à qui bon cherche à me questionner. 

Je suis entièrement comblée dans ma maternité. Mon mari, mon fils et moi. C’est ça mon CLAN. Ce sera tout. Le plus beau des trios qui soit. 

À chacun sa suite logique.

Article rédigé par Isabelle George

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