Pour en finir avec la perfection!

Ne pas être parfaite et l'accepter. On a beau lire encore et encore là dessus, s'auto-proclamer fièrement "mère Indigne" et être passée maître de l'auto-dérision devant les autres, il n'en reste pas moins que toute seule devant notre miroir, on y arrive pas tout le temps. En fait pour être honnête, moi je n'y arrive que très rarement. Je suis plutôt la reine de l'autoflagellation.

Car si les enfants sont une source inépuisable d’autocritique, maintenir le rythme de la vie quotidienne et garder la maison dans un état acceptable l’est tout autant. Et, oh ! Puisque nous sommes dans les confidences, je vais vous avouer que je suis loin d’être une bonne ‘’femme au foyer’’. En effet, c’est toujours quand je viens de terminer de vider mes sacs de provisions que je me rends compte que j'ai (encore) oublié d'acheter quelque chose à l'épicerie. Et c’est toujours quand vient le temps de partir pour l’école que je constate que mes enfants n’ont que des mitaines dépareillées pour affronter la première neige.

Et bien sûr, rien ne vaut une (furtive) contemplation des fils d’actualités des médias sociaux pour se garantir une séance de tapage sur la tête. Je l’avoue, je suis la première à envier les tranches de vie que j’y observe. Celles qui ont la sagesse de profiter du weekend pour cuisiner pour toute la semaine (moi? j’ai de la misère à savoir ce qu’on va manger le soir même). Celles qui réussissent à garder un salon qui semble tout droit sorti de Pinterest (moi? les morceaux de Legos et bricolages de toutes sortes jonchent le sols entre 3-4 coussins tachés de pépites de chocolat). Celles qui amènent leurs enfants à des évènements culturels ou qui font l’auto-cueillette de citrouilles (moi? j’ai renoncé à cuisiner la citrouille).

Photo : Jasmine Harnois-Lepage

Photo : Jasmine Harnois-Lepage

Vous savez ce que je fais quand cette irrépréhensible envie de me comparer et de m’infliger cent coups de fouet me prend? Je me rappelle que moi-même je participe à cette mascarade. Moi-même je suis parfois figurante de ma propre vie et j’y ajoute un filtre teinté qui n’est pas toujours représentatif de la réalité. Et c’est bien comme ça, car pour accepter le fait de ne pas être parfaite, il faut parfois mettre des lunettes roses et se dire qu’on est pas pire que les autres.

Article rédigé par Jasmine Harnois-Lepage

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