S’assumer – j’ai 39 ans.

Il y a 10 ans…

Quand j’ai eu 29 ans, je croyais vraiment que la terre arrêterait de tourner à mes 30 ans. Je ne pouvais concevoir être une trentenaire. J’étais si bien dans la vingtaine. Deux jeunes enfants (4 et 6 ans), mariée, heureuse avec la belle petite maison pis toute. J’appréhendais la trentaine énormément.

Puis, le fameux 30 est arrivé.

Surprise! Ce n’était pas si pire que ça.

Les années que j’anticipais sont devenues les plus belles années de ma vie.

J’ai grandi en tant que femme.

J’ai appris à oser davantage.

Je suis devenue la personne que je devais être.

J’ai maturé.

Tout ça dans ma trentaine.

Si on m’avait dit il y a 10 ans que je deviendrais blogueuse (euh c’est quoi ça une blogueuse) dans la prochaine décennie, j’aurais assurément ri aux éclats. Voyons dont. Moi, une petite business woman? Travailler en communication? Faire de la télévision? Réaliser mes rêves de ti-cul?

Ha ha ha ha. Est ben bonne.

Nope. Nada. Ça ne se peut pas. Ça n’arrivera pas. 

Tout ça, et bien plus encore, est arrivé dans ma trentaine.  

Petit pincement de gratitude.
 

Retour au moment présent

Vous me voyez certainement venir… depuis janvier, j’ai la frousse. Juste à taper ces mots, mes yeux se remplissent d’eau et mes mains deviennent moites. Hé oui, me voilà à 39 ans et j’appréhende la quarantaine.

Faut croire que je n’ai pas assez grandi. HAHAHAHA

Blague à part, d’un côté, je me sens de plus en plus à ma place et j’ai davantage le courage de foncer droit devant. De créer la vie que je veux. De devenir une meilleure version de moi-même. J’ai quasiment hâte de voir la suite. J’ai bien dit quasiment… ;)

De l’autre, j’ai si peur d’avoir 40 ans. Comme si le fait d’avoir 40 fera en sorte que je serai out dans mon métier ou que les gens vont se désintéresser de ce que je vais dire. Imaginez que j’avais peur de m’assumer parce que j’avais peur de vous perdre. Que vous me trouviez trop vielle. Out. Passée date. Ça fait quelques semaines que j’ai cette crainte. Je le sais, c’est complètement absurde.

J’ose espérer que vous me lisez, que vous nous lisez pour qui nous sommes en tant que personne, en tant qu’équipe, et non pour l’âge que nous avons.

Côté perso, mon père est décédé à 42 ans et j’ai la frousse que l’histoire se répète. Quand Pierre a eu 42 ans, j’étais un paquet de nerfs. Maintenant que je vois ce chiffre s’approcher, je dois vous avouer que ça m’effraie. Je sais que mes peurs ne sont aucunement fondées mais en même temps, avec un pas de recul, je peux comprendre pourquoi ma tête pense ainsi.

 

Oui je le veux

Puis si ma quarantaine est simplement la suite de ma trentaine?

Des années où je vais continuer à grandir, me trouver, m’épanouir et oser?

Est-ce que ça se peut? 

Je le souhaite.  

Je me le souhaite. 

Je dis, OUI JE LE VEUX.

Car mine de rien, j’ai encore plein de choses à vous raconter, des projets à réaliser et la mission de JSUM est toujours encore très présente dans mon cœur – soit celle de vous épauler et de vous aider dans votre quotidien, en tant que parent, en tant que femme.

Car on va se le dire, parent un jour, parent toujours.

Alors, voilà – c’est dit. J’ai 39 ans.

Maintenant, passons à un autre numéro. ;)

Hmmmm, peut-être devrais-je mijoter une célébration ?

Tant qu’à y être…

Article rédigé par Jaime Damak

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