Comment aider un proche atteint du cancer (ou d’une autre maladie)

Parfois, dans la vie, on veut bien faire, mais selon les circonstances, ce n’est pas toujours aussi simple que ça en a l’air! On a souvent lu des recommandations d’usage pour nouvelle maman, mais aujourd’hui, connaissant la statistique qu’une personne sur deux sera touchée par le cancer, j’ai envie de vous partager un peu de mon vécu depuis le début de cette « aventure », mais également celui d’autres personnes vivant la même chose que moi, pour les cas où nous souhaitons aider une personne que la maladie afflige. Qui sait, vous aurez peut-être un jour à aider un proche ou un(e) ami(e)…

Voici donc ce que plusieurs personnes vivant la même épreuve que moi ont préféré et aussi moins aimé! Bien entendu, TOUT est toujours relatif à chacun!

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Dans la catégorie « on aime moins »

-          La visite spontanée et inattendue… je m’explique! On sait bien que ça part d’une bonne intention, mais lorsqu’on est en traitement, parfois, nous ne sommes pas à notre meilleur… Les premiers jours après ma perte de cheveux, j’étais terrorisée à la simple idée d’être vue sans ma perruque. Le mot d’ordre était alors le même pour tous : « appelez avant de venir ». On peut également dormir et se reposer à des heures bien variables. Je vous confirme, les nuits blanches sont fréquentes! Si vous voulez vraiment faire une surprise, vous pourriez vérifier avec le conjoint si le moment est bon, c’est une alternative!

 

-          Se faire répéter à quel point « on est forte, belle, combattante et de rester positive ». Ça semble anodin, mais je l’ai lu à plusieurs reprises sur des groupes de personnes atteintes du cancer. Lorsque nous sommes dans la situation, même si on semble « bien gérer », on ne se sent pas forte, on sait seulement que nous n’avons pas d’autre choix que de combattre, faire face et assumer. Il n’y a tout simplement pas d’autres options, après tout, on suit le plan de traitement défini par les spécialistes et on regarde devant.

 

-          Se faire dire « tu vas voir, ça va aller vite... » Honnêtement, le temps ne semble jamais aussi long que quand on attend quelque chose, ici, la fin des traitements. Quand on en a pour plusieurs mois, voire années à se faire traiter, nous n’avons pas l’impression que ça passe vite, bien au contraire. Surtout que nous avons probablement dû mettre de côté travail, engagements, entrainements, etc.. Alors, imaginez comment « tomber au neutre » peut sembler long.

 

-          Se faire dire : « Ahhh mais tu es chanceuse, c’est le cancer qui se soigne le mieux. » Ce n’est pas tout à fait vrai, les traitements sont tout de même intenses, longs et difficiles à supporter… ça ne minimise pas l’impact des traitements. Cette phrase, qui semble si banale, n’apporte donc ni réconfort ni soulagement, malheureusement.

 

-          Comparer le vécu d’une avec celui d’une autre « C’est arrivé à ma voisine, ma tante etc. », ça n’aide en rien. Il n’y a pas une histoire pareille, pas un protocole pareil, même si certains peuvent avoir l’air de se ressembler. Certaines s’en sortent bien, d’autres plus difficilement, c’est tellement variable d’une personne à l’autre. Pour ma part, dans les premiers temps, je détestais les comparaisons (et vous m’en excuserez) mais souvent, je préférais tout simplement ne pas écouter.

 

Dans la catégorie « on aime »

-          Recevoir des petits plats à la suite d’une opération ou durant les traitements est, de l’avis de toutes celles que j’ai sondées, une aide immensément appréciée. Parce que parfois, on est juste trop épuisée pour y arriver soi-même, ça donne un gros coup de pouce. C’est tellement réconfortant d’avoir une bonne soupe déjà prête pour les journées où le corps ne suit pas, un repas complet qu’il faut tout juste réchauffer, un dessert rempli d’amour, etc.  

 

-          Recevoir des colis-surprises, des fleurs, une jolie carte, bref recevoir une douce attention (ça n’a pas besoin d’être dispendieux), ça fait un bien fou au cœur et ça mets du soleil dans des journées parfois plus nuageuses.

 

-          Les propositions pour nous accompagner à nos traitements. Je sais bien, 3 h 30 de chimiothérapie, ce n’est pas excitant du tout, mais si on est seule ou même en couple, on a vite besoin de renfort (chéri épuisera probablement sa banque de congé!). Quand je vais à mes traitements, même si je sais que je peux me gérer et ressortir sur mes deux pieds, je n’ai pas envie d’être seule pour vivre ce moment. J’ai la chance d’avoir des proches et des amies pour m’accompagner et j’en suis extrêmement reconnaissante. En prime, on passe un moment qui restera gravé dans nos cœurs et nos mémoires.

 

-          Recevoir un petit message, un texto ou même sur « messenger » qui dit tout simplement « je pense à toi ». Ça n’en prend pas plus pour apporter un peu de réconfort et un sourire dans une journée qui peut s’avérer plus moche.

 

-          Proposer de prendre les enfants. Cette aide fait du bien à toute la famille. On ne veut tellement pas que la maladie affecte les enfants, j’étais vraiment contente quand on me proposait de prendre fiston pour la journée ou un dodo et ainsi lui permettre de « changer d’air ».

 

Mon plus grand et simple conseil : soyez présents et à l’écoute, se sentir appuyée et supportée est sans doute la meilleure chose qui soit. Parfois c’est aussi simple que ça, même si on sait qu’on n’aura pas nécessairement les mots justes, l’écoute active et remplie d’empathie peut faire une énorme différence pour la personne. L’écoute, sans chercher à répondre quelque chose, c’est parfois ce qui permet à la personne de se confier et de laisser aller ses émotions et sentiments.


Et vous, avez-vous déjà eu à aider un proche atteint par la maladie? Avez-vous des suggestions ou recommandations à nous partager?


Article rédigé par Marie-Claude Larivière

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