Après leur départ, quand tu penses que tu étais « OK »
Voici ce que j'ai partagé samedi soir, spontanément, sans filtre, sur Facebook.
Après leur départ, épisode 1
Je pensais être « on the other side ». Ça fait deux mois que le petit dernier a quitté la maison et je me trouvais pas pire dans cette nouvelle étape de la vie.
Hélas, j'ai dîné avec l'un ce midi, j'ai jasé en Facetime avec l'autre tantôt.
Et ouf.
D'un côté, je suis contente d'avoir pu les voir, leur parler, avoir de leurs nouvelles. Ces deux jeunes adultes sont si beaux à voir aller. De l'autre, je suis tombée en larmes après le Facetime.
Mes larmes me rappelant que je suis encore fragile et que je ne peux pas nier que je m'ennuie d'eux.
La dualité en pleine action.
Je dépose ça ici et je vais contempler le tout ce soir et demain… qui sait, un billet de blogue verra peut-être le jour car je sais que je ne suis pas la seule à passer par là.
Et je veux que tu saches que tu n'es pas seule.
Et je veux te montrer l'importance de naviguer les dualités de la vie… que oui, il est possible de le faire sans tomber.
Dimanche, j'avais un grand besoin de me retrouver, de réfléchir, de contempler.
C'est comme si les événements de samedi m'avaient rappelé ma nouvelle réalité. Pas que j'étais dans le déni mais possiblement dans une petite bulle protectrice. Et elle a été percée.
Je peux presque en rire… moi qui pensais être « ok », qui pensais que j'avais traversé l'intersection du changement. Oups !!!
Depuis le départ de mon p'tit dernier, je suis plus souvent à la maison et je constate que je trouve ça rough. La maison semble vide, pourtant il reste de leurs choses un peu partout. Je suis bien, mais pas tant.
Dimanche, en contemplant le tout, j'ai réalisé qu'il y avait des moments où je me sentais « prise » chez moi.
Il y a parfois trop d’espace, trop de silence, trop de longs moments sans les voir ou leur parler, trop de lâcher prise.
Je vais pourtant bien et je suis si heureuse pour mes enfants et leurs nouvelles vies. Mais je constate qu’une partie de mon coeur a tout simplement mal. Leur départ brasse des émotions, fait remonter à la surface des blessures non guéries et je dois y faire face. Pour moi, pour eux, pour nous.
Je n'avais pas pensé que leur départ serait, de un, aussi rapproché, et de deux, si intense. Personne ne m'avait préparé à ça.
Cette nouvelle réalité, jumelée à la mi-quarantaine, jumelée à une transition dans ma vie professionnelle… ouf, j'étais en trop-plein.
Il fallait que je m'apaise tout en laissant les émotions sortir.
Je me suis donc installée avec un cahier à colorier, des crayons et une musique apaisante.
Une fois mon dessin complété, les larmes ont coulé à flot.
Je n'ai pas tenté de les arrêter, je suis restée assise dans ma pièce préférée de la maison, le soleil plombant sur une partie de mon corps et j'ai laissé les larmes sortir.
Avec le recul, je pense que c'est tout à fait normal ce que j'ai vécu ce week-end.
Je vis un changement. Le processus est en cours.
En quelque sorte, c'est comme un deuil.
Un deuil d'une réalité qui est maintenant chose du passé.
Et à travers tout ça, je dois solidifier ma fondation tout en choisissant la paix, la joie afin de poursuivre ma route dans la lumière.
Ce fut tout un week-end de dualités. Assez incroyable même.
Mais je sais que j'en sors gagnante car j'ai été capable de tout de suite le constater et prendre action pour bien le naviguer.
Je trouve dommage qu'on n'en parle pas davantage…
Des dualités de la vie — comment les traverser, les vivre
Du départ des enfants
De l'importance d'arrêter l'auto-pilote, de se retrouver pour mieux avancer
C'est l'une des raisons pour lesquelles je choisis de m'ouvrir et de partager ce qui m'arrive.
On n'est jamais seule à vivre une situation. Même si parfois, on peut se sentir si seule.
Aujourd'hui, lundi, j'ai pris beaucoup de temps pour moi en matinée : routine du matin, longue marche, entraînement, préparation d'un bon déjeuner. J'ai même eu un appel avec ma coach (timing divin, oh que oui) et j'ai pris du temps pour jaser avec une amie.
Ralentir pour mieux repartir.
Ralentir, tout en faisant confiance que tout va se placer.
Ralentir, en ayant la foi que je n'ai pas à tout porter seule.
Ralentir, tout simplement, car j'en avais besoin.
Je ne sais pas si la Jaime de 2022 aurait été capable de ralentir. J'en doute.
Ça m'apaise et ça me réconforte que malgré les changements, les dualités, les transitions, je suis plus forte et j'ai le courage de persévérer.
Je ne veux pas revenir en arrière. Mais en même temps, je ne serais pas ici aujourd'hui si ce n'était pas de mon passé et de mon courage d'explorer.
Tu sais les dualités. 😉 Il y en a PARTOUT.
J'ai beaucoup de gratitude pour la Jaime de 2022.
Et j'ai hâte de voir où la Jaime de 2026, 2027… va se poser.
Après leur départ… c'est tout simplement le début d'un (tout beau) nouveau chapitre.
À bientôt,
Jaime XO
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Témoignage d’une maman qui se retrouve après le départ des enfants de la maison.