Pourquoi sommes-nous si dures envers nous-mêmes?

Bon, je dis nous car j’imagine ne pas être la seule à passer par là de temps à autre. Je m’explique.

Crédit photo :  Kim Gaudreau

Crédit photo : Kim Gaudreau

Ça fait 48 heures que je feel moyen. Hier matin, je me suis réveillée avec mes règles et, comme je vous l’ai déjà raconté, un mois sur deux, les premiers 48 heures sont assez pénibles. Hier pm, j’étais sur le sofa, à moitié achevée et j’ai commencé à regarder ma liste de choses à faire. Voyant que peu d’items avaient été rayés au cours de la journée, j’ai commencé à me rabaisser intérieurement. Je n’étais pas fière de moi. De ma journée. Le moral était bas.

À un moment donné, la fatigue prenant le dessus, je me suis auto-jugée, critiquée et rabaissée. J’étais si fatiguée que je ne me souvenais même plus ce que j’avais fait dans la journée. 

J’ai pesé sur pause. Puis j’ai réfléchi.

Petit à petit, la journée devenait plus claire.

Il y a eu l’entrainement matinal à 6 h.

Ah oui - quand les enfants sont partis pour l’école, j’ai préparé deux recettes.

Ensuite j’ai déjeuné en répondant à mes courriels.

S’est enchainé un shoot photo d’environ deux heures. Quand la photographe est partie, j’ai tout rangé et je me suis précipitée à l’épicerie pour acheter quelques trucs.

Je suis revenue à la maison luncher et travailler un peu.

Vers 14 h, j’étais quasi-comateuse sur le divan – complètement vidée. 

Puis en fin de pm, le petit hamster s’est mis à tourner et a vu les items sur ma liste que je m’étais créée qui n’avaient pas été rayés – j’ai commencé à me juger.

Pourtant… j’ai accompli plein de choses dans ma journée. 

Et si j’avais seulement omis d’indiquer les tâches accomplies sur la liste de choses à faire?

Et si elles avaient été là?

Rien de tout cela serait arrivé car je les aurais tout simplement rayées.

Et si mes plans avaient juste changé, est-ce la fin du monde?

Bref, je ne comprends pas pourquoi j’ai été si dure envers moi-même et je dois vous avouer qu’avec le recul, ça me fait de la peine.

Parfois nous sommes nos pires ennemis.  

N’est-ce pas? 

Note à moi-même.

Jaime, c’est correct si les plans changent. Ne t’en fais pas si tu n’avances pas ta liste comme prévu. Fatiguée? Tu as le droit de prendre congé de temps en temps – que ce soit pour flâner, écouter un film ou faire une sieste. S’arrêter, peser sur pause, changer d’idée ou faire face à un imprévu n’est pas signe de faiblesse. 

À répéter. Sans modération.

Article par Jaime Damak

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