Parce qu’un deuil ça dure longtemps

Dans quelques jours, ça fera un an.

Un an à la chercher partout, à l’écouter dans le vent, à t’ennuyer.

Un an à te sentir un peu coupable de ces moments qui n’ont pas eu lieu.

Un an à tenter de faire revivre ceux qui ont étés. Mais pas trop fort, parce que ça fait mal.

« Quand est-ce que ça arrête de faire mal» que tu m’as demandé l’autre jour.

Jamais.

Toujours tu auras ce serrement au coeur plutôt qu’autour des bras, parce qu’elle n’est plus là. Toujours tu auras cette marée dans les yeux. Toujours, tu auras ces pensées : elle aurait dont aimé ça voir ça…

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Mais je te promets que ça va devenir plus facile de desserrer ton coeur et de calmer la houle.

 

Le temps n’efface rien, mais tranquillement on apprend à vivre avec. C’est une nouvelle vie, une nouvelle ère qui a commencé. Un bouleversement du quotidien. C’est ça la vie. La mort vient avec. On a tous notre rendez-vous.

 

Le un an, il va être difficile. Comme toutes les premières fois ; Noël, sa fête, ta fête, les vacances, etc… Mais, tu vas être correcte.

 

Tu vas mettre tes grosses lunettes de soleil, tu vas t’accrocher un sourire dans le visage et tu vas redresser tes épaules. Tu vas être correcte. Parce que c’est comme ça. Tu vas regarder tes enfants jouer avec toute la tendresse du monde pis tu vas la reconnaitre dans leur bonne humeur, dans leur jeu et peut-être dans leur rire. Tu vas laisser le soleil t’envelopper en te rappelant sa douce chaleur à elle pis ça va te faire du bien. 

 

Elle n’est plus là où elle était, elle est maintenant partout où tu es. (J’ai adapté ça de Victor Hugo, c’est beau, hein?!?)

Texte et photo par Catherine Galarneau

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