« Je n’ai plus envie d’être sage »

Ce sont exactement les mots que tu m’as dits après notre dîner. Notre moment à nous, tellement attendu. On ne se voit pas assez souvent mon amie mais j’espère que tu sais que je suis là pour toi. Toujours. Je pense à toi tous les jours et mes filles aussi. Et ce midi, j’ai vu dans ton regard que rien n’avait changé. Que la maladie ne t’a pas fait perdre cette étincelle au fond des yeux.

Ce midi, tu m’as dit que tu n’avais plus envie d’être sage, que ces longs mois de traitements, de perte de cheveux, de douleurs et d’inquiétudes t’ont fait réaliser que la vie, c’est maintenant. Que c’est bien beau de planifier l’avenir, d’économiser et d’essayer de tout prévoir mais que la vie, elle, a parfois bien d’autres plans pour nous. Et je trouve que tu t’es adaptée à merveille. Non seulement tu traverses chacune de tes tempêtes avec une solidité incroyable, mais tu as su conserver cet humour unique qui nous unit et ton sens de la répartie qui m’a charmée dès notre première rencontre!

Chère amie, si tu savais comme je suis heureuse de t’avoir dans ma vie. Je suis choyée d’avoir une amie aussi clairvoyante, juste et assumée. Une amie qui apprend à se connaître au travers des épreuves et qui partage son vécu sans pudeur, sans jamais donner de leçons à personne. Sans jamais s’apitoyer sur son sort. Qui continue de prendre soin de son fils et de sa famille de façon admirable et qui accepte désormais de l’aide et des petits plats. Une amie positive et enjouée qui trouve le moyen de rire de son joli duvet de coco, de savourer un bon verre de vin en plein midi de semaine et qui a trouvé au travers cette aventure une résilience à toute épreuve. Mon amie, tu es inspirante et même si je te le dis souvent par textos et en personne, je voulais que toute la communauté JSUM sache à quel point tu es un exemple de courage et de force. Mon amie, je t’aime.

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 Aujourd’hui, tu m’as donné une leçon de vie et pour cela, je t’en serai éternellement reconnaissante. Chère Marie, quand je t’ai vue attablée au fond du restaurant, près de la fenêtre, dans ton magnifique kimono à fleurs avec tes adorables petits cheveux qui repoussent (allô la poule adolescente! Haha!), j’ai su à cet instant précis que j’étais là où je voulais vraiment être, avec toi, mon amie, pour te serrer dans mes bras et te dire que je serai toujours là pour toi.

 

Article rédigé par Cynthia Côté

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