La différence entre : régurgitation, vomissement et reflux

Vous vous inquiétez souvent les parents pour votre bébé qui semble bien inconfortable et vomit à l’occasion.

Marie Fortier

 

Comme vous devez bien vous douter, le système gastro-intestinal d’un nouveau-né est immature. Son estomac et son intestin doivent s’habituer à recevoir du lait, à le digérer pour ensuite éliminer les déchets. Voici des signes évidents de son manque de maturité  : 

Une régurgitation est vraiment un trop-plein, un retour spontané de lait non digéré et sans odeur qui remonte souvent dans l’heure qui suit le boire.

Le vomissement, lui, consiste davantage à un retour de lait qui a déjà subi un début de digestion. Le lait est caillé et sent très fort. 

Les reflux sont eux aussi très fréquents chez le nouveau-né. C’est le muscle à l’entrée de l’estomac qui s’ouvre plus facilement. Lors des reflux, on remarque un bébé qui ravale tout le temps, mais aucun retour de liquide n’est visible. Cependant, le bébé est encore mal à l’aise pour une à deux heures après son boire. Ces malaises sont reliés à l’acidité du liquide de l’estomac qui remonte dans l’œsophage du bébé. C’est la raison pour laquelle le bébé sera plus heureux à la verticale, dans nos bras, qu’en position couchée qui accentue le reflux.

Est-ce dangereux pour votre bébé ? 

Non, pourvu qu’il boive quand même régulièrement, qu’il suive les courbes de croissance correspondant à son âge, qu’il urine régulièrement et qu’il s’éveille par lui-même pour demander ses boires. Dans ce cas, tout va bien, c’est la transition vers la maturité !

Quoi faire alors, pour l’aider ? 

Lui faire boire de plus petites quantités à la fois, mais plus souvent en évitant de trop le suralimenter et de le manipuler après les tétées. Déposez-le avec le tronc surélevé le plus possible et nettoyez-le de ses sécrétions avant les boires s’il y en a. Il est intéressant de savoir que l’ostéopathie et l’acupuncture pour bébé sont vraiment une bonne solution, douce et sans douleur, à tenter.

La maturité s’acquiert avec le temps. On note souvent une grande amélioration après 4 ou 5 mois, mais certains bébés auront quand même tendance à ressentir des malaises plus occasionnels, mais persistants jusqu’à 6 et même 12 mois.

Article rédigé par Marie Fortier, La spécialiste des bébés
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