J’ai finalement compris

Ohhhhh que je trouvais difficile de voir mes enfants grandir. J’avais l’impression de vivre un « gros » deuil chaque fois qu’ils franchissaient une nouvelle étape. Dans les dernières années, c’était encore plus difficile. Je voyais le temps filer et intérieurement, je paniquais, mon cœur de maman manquait d’oxygène.

J’étais sincèrement mal à l’intérieur. Je me remettais en question beaucoup, j’avais peur d’avoir failli à mon rôle de mère et, au fil des mois, des années et des anniversaires de mes enfants, j’avais la sensation de les perdre.

Les enfants et moi, en vacances, cet été.


Les enfants et moi, en vacances, cet été.

Je parle dans le passé, car, cette semaine, il y a eu un déclic. J’ai finalement compris (mieux vaut tard que jamais !) et j’ai l’impression de flotter tellement je me sens mieux.

Je vous explique.

Ma fille commençait le secondaire mercredi et, mardi soir, elle est entrée dans ma chambre vers 21 h, en détresse. Sanglots, peurs, questionnements, doutes… elle n’allait pas bien. Son entrée au secondaire venait de lui sauter au visage, et elle se sentait déstabilisée. J’ai tout de suite arrêté mon occupation du moment pour être avec elle.

Tout d’abord, je l’ai laissée pleurer dans mes bras afin qu’elle puisse sortir sa peine. Ensuite, nous avons parlé. Finalement, je suis allée me coucher avec elle le temps que tout se replace. Nous avons continué notre discussion couchée sur son lit. Le temps a filé et je la sentais de plus en plus sereine. Je flattais ces cheveux tout doucement. Le silence et le calme se sont installés dans sa chambre. C’est à ce moment que j’ai compris. Les larmes ont commencé à couler et mon cœur de mère vivait une grande émotion.

Peu importe l’âge de mes enfants, peu importe où ils seront dans 5 ans, 10 ans ou même 20 ans, je serai toujours leur mère. Toujours. Ils pourront toujours compter sur moi, beau temps, mauvais temps. 

Avec les années, ils ont, bien évidemment, de moins en moins besoin de nous. Petit à petit, le détachement se fait… en tant que parent, on laisse de plus en plus de corde. Or, j’avais comme impression (je ne sais pas pourquoi) qu’un jour, j’arriverais au bout de la corde et c’est cela qui me brisait le cœur. Parce que je les aime tellement !

Mais j’ai (enfin) compris que notre rouleau de corde est à l’infini. J’ai l’impression d’avoir gagné au gros lot ! Quand ils étaient petits, ils avaient besoin de nous, beaucoup. Avec l’âge, cela change, mais je constate qu’il ne disparaîtra jamais, du moins il va simplement évoluer au fil du temps.

De là l’importance d’avoir une bonne relation avec nos enfants, d’être en mesure de les écouter, de les appuyer et de les guider au besoin dans leur quotidien. Car je veux toujours qu’ils sachent que je suis là pour eux, peu importe la situation, peu importe l’événement ou la circonstance.

Du plaisir avec les enfants en Gaspésie.


Du plaisir avec les enfants en Gaspésie.

Parce que je les aimerai toujours.

Parce qu’ils seront toujours mes enfants.

Parce que je serai toujours leur mère. 

❤️

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