L’apprentissage de la propreté

Sur le blogue Je suis une maman, on aime vous partager autant des témoignages, des tranches de vie, des coups de cœur que des trucs et astuces pratiques pour la vie de tous les jours.

Dans ce texte, Sarah nous explique les hauts et les bas de l’apprentissage de la propreté de ses deux enfants, qui ont vécu cela bien différemment.


Avertissement : Ce texte contient des mots comme pipi, caca, crotte, constipation, etc. Les âmes sensibles s’abstiendront de le lire 😉.


Maintenant que les avertissements sont faits, entrons dans le vif du sujet! Parlons de ce passage obligé : l’apprentissage de la propreté.

Pour certains enfants tout va bien et pour d’autres, c’est plus compliqué. Pour ma part, j’ai vécu les deux. J’ai beau avoir des jumeaux et les élever de la même façon, j’ai vécu les deux extrêmes.

Pour ma cocotte ce fut si simple,  mais pour mon gars Ho la la! Ça lui aura pris 2 ans de plus que sa sœur pour être propre. Loin de moi l’idée de les comparer, je suis consciente que ce n’était pas une course. Je connais aussi les principes d’une approche bienveillante.

Je sais qu’il ne faut pas pousser l’enfant et attendre qu’il démontre des signes... Bla bla bla.  J’ai fait tout ça, du moins, je crois. Mais reste que la théorie est simple, mais la pratique est plus nuancée. Et j’ai le gout de vous raconter en tout honnêteté comment ça s’est passé de notre côté.

Merci de me lire sans juger.

 

L’apprentissage de la propreté : Quand ça se passe bien

Pour ma fille, je n’appellerais pas ça l’apprentissage de la propreté. Elle s’est simplement levée un matin et a décidé du haut de ses deux ans d’aller à la garderie en sous-vêtements. Elle voulait mettre ses belles bobettes qu’elle avait choisies au magasin.

J’étais perplexe, je trouvais que c’était tôt. Mais quand Ophélie veut quelque chose… Les jours qui ont suivi, elle s’est échappée quelques fois.

On n’en faisait pas un cas, on ramassait ensemble et voilà.

Bref, à deux ans et demi, elle faisait ses pipis et ses cacas dans la toilette à l’aide d’un petit banc. C’était épatant.


L’apprentissage de la propreté : Quand ça se complique

Parallèlement, mon gars observait tout ça. Il venait me le dire quand sa couche était pleine et souhaitait que je le change rapidement.

J’ai donc pensé naïvement que mes deux enfants seraient propres en même temps. J’avoue lui avoir demandé quelques fois de s’asseoir sur le banc de toilette que nous avions acheté pour Ophélie. Il acceptait parfois, mais il n’y faisait que des pipis.

Puis il a commencé à aller se cacher pour faire caca dans sa couche. En allant lire sur le Web, j’ai appris que ça peut être un signe de honte. C’est là que j’ai compris que pour lui, ce serait plus ardu.

En effet, ça lui aura pris deux ans de plus!

Crédit photo : Amazon

L’apprentissage de la propreté : Nos tentatives

Pendant ces deux années, nous n’avons pas insisté. Par contre, nous avons essayé quelques petites techniques. Par exemple, en été nous l’avons laissé nu quelques jours.

J’ai rapidement vu qu’il n’appréciait pas. Il allait lui-même chercher sa couche et la mettait. À la seconde où il l’enfilait, il urinait.

Plus tard, on a décidé d’acheter des livres sur la propreté. D’ailleurs, ç’a été difficile d’en trouver. Mon préféré est : Qu’y a-t-il dans ton pot? Il est drôle et je pouvais demander à mon gars d’aller faire caca pour voir s’il avait fait une crotte comme la girafe, comme l’éléphant…

Ça mettait un peu d’humour dans cette situation qui devenait je l’avoue, un peu lourde. Léonard aimait bien le livre. Il pouvait le réciter de A à Z, mais toujours aucune selle! Nous avons essayé d’autres options comme les chansons.

La chanson du caca sur YouTube fut un succès. Mon gars qui est un vrai perroquet la chantait partout et sans arrêt. C’était loin d’être chouette de l’entendre dire des mots de toilette partout où nous allions!  

Ensuite, on a essayé les récompenses. On a sorti le grand jeu : un caca pour un costume de Spider-Man! J’étais convaincue que ce plan allait fonctionner puisque mon gars est un fan fini de Peter Parker. Comme prévu, il l’a fait. Une seule fois, pour avoir ce dont il avait droit.

Quand j’y pense, c’est cher payé pour un seul caca! Honnêtement, après 3 ans et demi j’en avais ma claque de changer des tas. Mais je savais que c’est normal de ne pas être propre à cet âge, surtout pour les petits gars. Je me parlais beaucoup pour ne pas mettre de pression. Je me répétais que le jour de ses noces, il allait assurément être propre!

J’ai donc décidé de changer d’approche. Peut-être que le banc qu’on avait utilisé pour Ophélie lui faisait peur. Alors on a acheté un petit pot qu’on a décoré avec plein de collants de superhéros. À ce moment, mon gars a accepté de faire pipi, mais jamais de caca.

C’était une petite victoire, mais maintenant je devais laver le pot en plus de changer sa couche… Et le pire dans tout ça, c’est que sa sœur trouvait son petit pot bien mignon.

Alors quand on avait le dos tourné, elle faisait ses besoins dedans! Je me retrouvais donc à torcher encore plus de merde qu’à l’habitude!

Ce fut vraiment une période intense et frustrante!


L’apprentissage de la propreté : Quand la constipation s’en mêle

À quatre ans, j’ai décidé de faire le point. Mon gars était clairement traumatisé des cacas. Il n’aimait pas aller sur la toilette, il semblait apeuré. Nous savions aussi que Léonard avait des problèmes de constipation.

Je crois maintenant que c’est parce qu’à la garderie, il ne portait pas de couche. Donc il se retenait dans la journée, mais le soir l’envie était passée.

Nous sommes allés plusieurs fois à l’urgence. Verdict : mon gars faisait des bouchons qu’on appelle des fécalomes. Ne me parlez pas de fibres, de All brand, de jus de pruneaux, d’huile de coco… Tout ça faisait déjà partie de notre quotidien, mais ça ne changeait rien!

Le problème n’était pas là selon moi. J’ai donc dit à la garderie que nous allions lui remettre des couches pour régler son problème de constipation avant de travailler la propreté.

J’étais tellement déçue et fâchée. Mais je savais que tant et aussi longtemps qu’il serait constipé, il n’arriverait pas à la propreté. Nous sommes allés voir son médecin de famille.

Selon lui, mon gars avait simplement une immaturité au niveau des intestins combinée à une peur d’aller aux toilettes…

 

L’apprentissage de la propreté : Ce qui a fonctionné pour nous (nos trucs)

Donc le médecin nous a assurés que tout était beau au niveau anatomique. Il nous a dit qu’on devait le désensibiliser pour enlever son traumatisme. Il nous a prescrit une grande dose de Laxaday par jour et nous a demandé d’assoir mon gars sur le pot trente minutes chaque jour.

Ce fut un enfer!

Je me sentais si mal. Je le mettais sur son pot, mais il n’y restait pas. Il se débattait et criait. Je devais m’assoir face à lui et lui donner un câlin pendant 30 minutes pour le rassurer et pour l’empêcher de se lever. Ça allait à l’encontre de mes valeurs, mais j’avais choisi de faire confiance au docteur.

Et ce n’était plus une question de propreté, mais plutôt de régler son problème de constipation. Nous avons donc passé des jours et des jours comme ça. Lui, à hurler sa vie moi, accroupie devant lui. Je le flattais, je lui chantais des chansons…

Puis il a finalement fait quelques cacas. Non mais! L’expression sur son visage quand ça sortait enfin, c’était indescriptible! Un mélange de délivrance, de fierté et de surprise. Je l’ai accompagné jusqu’à ce que cela devienne plus facile, qu’il ait moins peur et que ses selles soient régulières.

Puis, tranquillement, on a recommencé à lui mettre des culottes. Et je peux officiellement vous dire qu’à 4 ans et 3 mois, il est propre! Je dois chaque jour lui donner du Laxaday et l’inciter à s’assoir sur la toilette. Je lui fais des câlins, je lui donne la main.

Honnêtement, c’est rendu un beau moment même si ça empeste un brin!

 

Bref, je sais que pour chaque enfant, c’est différent. J’espère qu’avec ce témoignage, les parents qui trouvent cette étape difficile se sentiront moins seuls. Ce n’est pas évident de s’y retrouver dans tout ce qu’on peut lire et se faire conseiller.

Je pense que l’important c’est d’écouter son enfant et de s’armer de patience. Il faut faire confiance à son instinct de maman et essayer de comprendre notre enfant. J’en profite pour vous dire que nous avons officiellement dit bye à notre poubelle à couches.

Je dois avouer que j’ai pleuré de soulagement.

Maintenant nous sommes prêts pour la prochaine étape : La maternelle quatre ans! Il nous reste donc 3 mois pour montrer aux jumeaux à s’essuyer correctement.

À suivre…


Texte et photos par Sarah Durand Blogueuse – Team J

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