Ces jours où je me sens poche

Les derniers jours ont été un peu plus difficiles sur mon moral. Je me sentais poche. Le pire est que j’étais en mesure de voir ce qui se passait et malgré ce fait, j’étais incapable de sortir de cet état, de choisir la bonne attitude… de vider mon sac. Je parle au passé car ce matin, j’ai décidé que c’était assez.

La relâche a très bien commencé avec une journée remplie le samedi (sortie annuelle à l’Érablière Charbonneau avec les familles gagnantes JSUM, suivie d’une journée à Montréal et souper au resto Europea). Dimanche, journée pyjama, où nous avons tous pris du temps pour soi, relaxe à la maison. Toutefois, lundi ça s’est gâté. J’étais prise entre mon travail et la relâche des enfants. Habituellement, je travaille peu durant leur semaine de congé du mois de mars. Par contre, cette année c’est un peu difficile, car nous quittons en voyage de presse vendredi. Étant donné que je serai absente plusieurs jours, je devais terminer quelques dossiers avant notre départ ET faire les préparatifs pour le voyage (car toute la famille m’accompagne).

Culpabilité de la mère qui travaille + stress + enfants qui s’obstinent facilement= pas une bonne combinaison.

Lundi et mardi, je vous le dis, je me sentais comme un rien. Comme l’employée de la maisonnée. Cinéma en avant-midi avec les enfants, ménage, préparation des repas, travail, appel en après-midi, dossiers à régler, etc.  Mardi, nos plans de la journée ont changé alors j’ai dû à nouveau me plier en 4 pour satisfaire tout le monde. Bon. Petite précision… je suis heureuse de faire des sacrifices et prendre des décisions qui rendent ma famille heureuse même si ça complique un peu ma vie de maman et mon emploi. Toutefois, dans les derniers jours, j’avais l’impression que c’était un dû. Pas de merci. Des soupirs quand je demandais de l’aide. Je me voyais souvent répéter. Je me sentais poche. Plate. Comme un rien.

Finalement, la sensible que je suis a versé quelques larmes hier en mi-journée. Les enfants m’ont regardé et réalisé leur manque de tact envers leur mère. Nous nous sommes parlés honnêtement et remis les pendules à l’heure.

Malgré notre discussion, je sais qu’une partie du problème m’appartient. Je me mets BEAUCOUP trop de pression quand les enfants sont en congé pour une longue période pour les amuser, leur faire plaisir, etc. Je suis folle, je le reconnais. Comme si un voyage de presse avec maman au soleil n’était pas assez. Mais je me sens coupable ces jours-ci. Dans les dernières semaines, j’ai été quelques fois absente et je voulais qu’ils sentent que malgré mes moments passés à l’extérieur de la maison pour le travail, qu’ils étaient, comme toujours, ma priorité.

Dans le fond, mon lundi et mardi de la relâche furent un GROS FAIL. Vaut mieux en rire, n’est-ce pas?

Maudite culpabilité. Maudite pression sociale. Malgré mes bonnes intentions, ce fut un flop total.

Je me réconcilie avec le fait qu’il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir et c’est ce que j’ai fait ce matin. J’ai donné une liste de tâches aux enfants afin qu’ils m’aident dans la maison et pendant que je vous écris ces lignes et travaille un peu, ils sont partis jouer dehors, profiter de cette nouvelle belle neige.

Pour ma part, je choisis de mettre moins de pression sur mes petites épaules, de me faire plus confiance et la prochaine fois que je vais me sentir « poche », au lieu d’accumuler, je vais tout de suite avoir une discussion avec mon monde pour mettre les choses au clair.

Gros soupir. Quelques larmes (bien évidemment!). Et la force qui revient tranquillement afin de me relever, me pardonner et continuer.

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