Lettre à mon fils… unique

Mon beau Gabriel, tu es unique.
Bien sûr, il n’y en a pas deux comme toi.
Tu as ce don de nous charmer et faire fondre notre cœur par de simples beaux yeux doux.
Tu as cette grande intelligence et cette spontanéité qui me surprend toujours.
Tu as cette curiosité et cet enthousiasme à découvrir de nouvelles choses, vivre de nouvelles aventures pour ensuite pouvoir faire tes choix.

Photo : Patrick Pratte

Photo : Patrick Pratte

Mais au-delà de cette unicité que tous les parents constatent chez leurs enfants, tu es unique. Unique, dans le sens que tu n’as pas de frère, ni de sœur.


Un jour, quelqu’un m’a dit «lui offrir un frère ou une sœur serait le plus beau cadeau à lui faire». À ce moment, mon coco, je n’étais pas prête, je me trouvais incompétente, j’étais nerveuse au quotidien, toujours craintive de ne pas faire la bonne chose, de ne pas bien comprendre tes besoins. La peur du jugement des autres, je ne t’en parle même pas, la vie t’apprendra bien assez vite à quel point notre monde peut être dur.
Ainsi, à cette période, j’ai jugé et choisi que la vie à trois nous suffisait.

Photo : Marie-Claude Larivière

Photo : Marie-Claude Larivière

Puis, les choses se sont tassées, je te connaissais mieux, je me sentais plus à l’aise, et j’ai voulu, j’ai vraiment voulu je te le jure, t’offrir un frère, une sœur et pourquoi pas les deux en même temps, si la vie en décidait ainsi?


Mais à ce niveau, j’ai malheureusement échoué, deux fois plutôt qu’une.


La vie sur ce coup-là, a décidé pour nous. Elle a choisi et scellé notre destin.
Elle a fermé la porte au choix d’agrandir notre famille.


Je sais que, tout comme pour ton papa et moi, ça t’a fait beaucoup de peine.
Tu me dis souvent que tu comprends, que ce n’est pas grave, mais au quotidien, je sais bien qu’il manque quelqu’un dans ta vie.
Une présence que ni ton père, ni moi, ni le chat ne peut combler.
Il te manque cette personne qui aurait été ton complice, ton confident, la personne avec qui jouer et faire des coups pendant que nous avons le dos tourné.
ll te manque cette personne  qui aurait fait de toi un grand frère remarquable, parce que je sais avec conviction que tu aurais été merveilleux dans ce rôle si important.

Mon beau grand Gabriel, j’espère que tu ne m’en voudras pas plus tard, que tu comprendras que dans la vie, on prend des décisions à des moments, que plus tard on peut aussi changer d’avis, mais qu’on ne fait rien pour mal faire.
Que parfois on doit assumer nos choix et croire qu’on a fait pour le mieux.

Photo : Renée Frigon

Photo : Renée Frigon

Mais il est trop tard (maman n’a plus 20 ans… ), on doit regarder devant et faire confiance à la vie.

Je t’aime plus que tout mon beau grand garçon, unique à tous les niveaux.

Photo : M&M Photographie

Photo : M&M Photographie

Article rédigé par Marie-Claude Larivière

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