#JaimeÀRio : rencontre avec les parents de la gymnaste Rosie MacLennan

C’est au lendemain de la cérémonie d’ouverture que j’ai eu l’occasion de rencontrer les parents, Jane et John, de Rosie MacLennan à la maison P&G (Rosie est commanditée en autre par Tide), à notre hôtel. Ils étaient tout juste arrivés du Canada pour voir leur fille porter fièrement le drapeau canadien dans le stade pour lancer les Jeux et malgré la fatigue d’un tel voyage (10-11 heures de vol, souvent de nuit), un aura de fierté les entourait. Non seulement pour la belle soirée qu’ils venaient de vivre, mais également pour le geste grandiose posé par la gymnaste chouchou des Canadiens la veille. Rosie a choisi d’offrir le 20 000 $ reçu pour sa médaille aux Jeux de Londres à la Fondation Bon Départ qui a pour mission de favoriser l’épanouissement des enfants et des familles dans le besoin, afin de leur permettre de pratiquer des activités sportives. Ils étaient encore émus de ce geste posé par leur bébé.

Magnifique murale dans la maison olympique canadienne à Rio.

Magnifique murale dans la maison olympique canadienne à Rio.

 

Les filles et le sport

Parent de quatre enfants, deux garçons et deux filles, ç’a toujours été important que leurs enfants soient actifs et pratiquent des sports. C’était aussi primordial que leurs filles soient autant impliquées que leurs fils. « L’activité physique permet de bouger, faire du social et c’est une façon d’apprendre d’importantes leçons de vie. Ça leur permet de mieux gérer le temps, de fixer des objectifs personnels et de groupe. Les bienfaits d’être actifs sont énormes » nous a confié Jane.

Crédit photo : P&G

Crédit photo : P&G

 

Une philosophie à laquelle ils adhèrent fermement

« Chez nous, on ne croit pas qu’il est nécessaire de remettre des prix de participation dans les différentes disciplines. On ne veut pas que nos enfants en aient. Le simple fait de participer devrait amplement être satisfaisant. Un prix, une médaille… c’est pour les compétitions » m’ont expliqué ses parents.

Sa mère renchérit : « Quand Rosie a gagné sa médaille à Londres, une fois la cérémonie de médailles complétée, elle a rangé sa médaille. Pour elle, c’était le chemin parcouru qui importait, l’incroyable routine qu’elle venait d’accomplir qui comptait… et pas le collier (la médaille) qu’elle avait autour du cou. Rosie ne comprenait pas pourquoi tout le monde voulait voir la médaille. Selon l’Olympienne, c’est sa performance qui devait prendre la place dans les conversations. »

#MerciMaman

Selon Jane, « le talent est un privilège, il ne faut pas la mettre de côté. C’est à toi, en tant que parent, de les pousser à surpasser les limites. Chaque enfant en a une et c’est tout aussi gratifiant de voir celui qui a un immense talent se dépasser et atteindre un plus haut niveau que de voir celui qui donne tout en lui pour être dans la moyenne. S’ils ont travaillé fort, c’est ce qui compte. Ce n’est pas la médaille, c’est la route et les apprentissages. »

 J'ai eu l'occasion de dîner et passer du temps en tête à tête avec les parents de Rosie MacLennan, Jane et John à Rio.

 J'ai eu l'occasion de dîner et passer du temps en tête à tête avec les parents de Rosie MacLennan, Jane et John à Rio.

 

Question des lectrices JSUM

Ginette : Comment trouvez-vous l’équilibre entre encourager votre enfant à continuer à s’entrainer et à foncer tout en voulant les protéger et prendre soin d’eux lorsqu’ils ont des blessures telles que les commotions cérébrales que Rosie a vécues?

Jane : Dans la vie, il faut prendre des risques et en tant que parent, il faut essayer de bien gérer le tout. Je crois qu’on doit sortir de notre zone de confort. Bien évidemment, ça comporte des risques, mais je crois fermement que ça ne peut, à la longue, qu’être bon pour notre enfant. Il faut s’assurer que l’environnement est adéquat, sécuritaire et choisir le bon programme pour notre enfant. Dans notre situation, Rosie ne faisait pas de trampoline à la maison. Elle s’entrainait dans un centre où la sécurité était une priorité.

John : Aujourd’hui, je trouve que certains parents sont trop protecteurs. Il faut faire attention afin de leur donner la chance d’apprendre et grandir.

 

Catherine : Comment, en tant que parent, faites-vous pour encourager les aspirations de chacune des filles lorsque leur but les met en compétition l’une envers l’autre?

Jane : Nous avons plus vécu cela avec les garçons. Ils étaient quatre amis à faire des compétitions et seulement trois places. Ce n’était pas toujours évident. Cela dit, on a toujours encouragé nos enfants à se fixer des objectifs personnels. Portant sur soi, et non sur les autres. Nous agissons de cette façon depuis qu’ils sont de jeunes enfants. Nous avions un chalet et chaque été, nous avions un tableau et chaque membre de la famille se fixait des objectifs personnels. Par exemple, une semaine Rosie voulait apprendre le crawl, sa sœur voulait améliorer son plongeon et leur cousin devait affronter sa peur de l’eau. Chaque personne travaillait fort pour réaliser son objectif personnel.

 

Eveline : Est-ce réaliste pour une fillette de 12 ans, la meilleure de sa catégorie au Québec, de rêver de Tokyo dans 4 ans?

John : Il faut permettre à l’enfant de grandir, évoluer et acquérir les connaissances pour le monde de la compétition. Si l’entraineur voit qu’il y a un espoir, que l’enfant est motivé et que les résultats sont là… tout est possible.

 

Un rappel important

À la fin de notre rencontre, Jane m’a dit : « Chaque enfant a son propre rêve… il n’est pas là pour réaliser le vôtre. Tu dois ouvrir la porte, même les pousser au travers à l’occasion, car ils seront peut-être hésitants et leur laisser découvrir, par eux-mêmes, leur passion. »

Bien dit, n’est-ce pas! Énorme merci à Jane et John pour leur temps.


**Jaime était à Rio pour pour couvrir les Jeux olympiques du 2 au 8 août en tant que média invité pour P&G et leur programme #MerciMaman.