Lâchez prise. Vraiment.

Habituellement, j’ai beaucoup d’énergie. Même si je suis fatiguée, je persévère à travers ma journée et j’accomplis tout de même plusieurs choses. Cela dit, un mois sur deux, mes règles sont intenses et lors de la première vraie journée, je suis incapable de faire quoi que ce soit. Ajoutons à ça une grosse semaine ou une veille où j’ai moins bien dormi et je me sens horrible.

C’est exactement ça qui m’est arrivé la semaine dernière. Dimanche, mon corps demandait du repos. Il ne voulait rien faire ni accomplir. Puis je l’ai écouté. J’ai fait une sieste, lu un livre, écouté la télé… bref le strict minimum. Je pense même que mon podomètre n’a pas bougé d’une miette dans la journée (tsé moi qui me fixe un minimum de 10 000 par jour).

J’ai gentiment expliqué la situation à ma famille et je leur ai demandé de l’aide pour qu’ils s’occupent de tout. Je ne sais pas si la fatigue était extrême ou si je venais d’atteindre un nouveau niveau de calme et zen, mais j’ai vraiment lâché prise. Vraiment. Je vous explique.

Mon mari a pris en charge le lavage. Quand il met les vêtements sur la corde pour sécher, habituellement ils sont tout croches (dans le genre qu’on voit les marques des pinces sur le linge). Ce genre de truc m’aurait dérangé, mais dimanche, j’étais simplement reconnaissante que ce soit fait.

Grande Fille s’est occupée du souper. Un brunch pour le souper en toute simplicité. Au lieu d’avoir une assiette remplie de mon repas, je recevais les aliments un à un. Un œuf ici, une crêpe par là, hop une rôtie. En temps normal, je fais plutôt ma difficile; je préfère avoir ma toast et mon œuf ensemble, mais encore là, j’avais juste le cœur rempli de gratitude, car je n’avais pas à cuisiner le souper.

Hé là, ZE flash. C’est ça le vrai lâcher-prise.

On ne peut pas contrôler les autres. On ne peut pas non plus avoir des attentes de perfection et de « on fait comme maman », car à la longue, on va simplement se décourager et se frustrer.

Bon, je ne dis pas qu’il faut tout laisser-aller. J’ai pris un moment pour expliquer à ma fille comment planifier un repas pour que tout soit prêt en même temps. Dans la vie, il y a souvent des apprentissages un peu partout. Cela dit, je lui ai expliqué cela après lui avoir dit un immense MERCI pour le souper.

Le linge tout croche sur la corde? Tant pis.

Un souper en 8 services? Et alors?

Fiston qui s’est promené en petites culottes toute la journée, car il ne voulait pas s’habiller? OK.

Le travail qui a dû prendre une pause (en fait, je crois que ce fut une très bonne chose). Allô. On est dimanche.

Ce dimanche-là, j’ai vécu le vrai lâcher-prise. J’ai appris. J’ai grandi.

Comme quoi, les jours où on ne va pas bien, qu’on a mal, qu’on vit une épreuve ou autre nous font souvent grandir.

Vivement le vrai lâcher-prise. En tout cas, dans mon cas, je vais essayer de l’appliquer plus souvent.