Famille cherche garderie en pleine pandémie

Depuis le début de la pandémie, je constate de loin tous les impacts dans notre société. Dans mon salon, collée sur mon bébé, j’écoute les nouvelles. En étant à la maison, en plein congé de maternité, j’ai eu l’impression d’être moins affectée que d’autres par tous ces bouleversements. Bien sûr, j’ai trouvé le confinement difficile comme tout le monde. Être privée de l’aide précieuse des grands-mamans, être isolée, me sentir seule, mais je considère que c’est bien peu comparativement à ce que d’autres pouvaient vivre. Malgré tout, depuis mars, c’est un peu comme si le temps avait arrêté. Les jours passent, ma fille grandit, on s’est créé notre petite routine ensemble. Puis, un jour, j’ai cligné des yeux et le mois de juillet était là.

Juillet, c’était le moment que j’avais inscrit à mon agenda pour chercher sérieusement une garderie. Je m’étais donc donné jusqu’à l’été pour être dans le déni. Ensuite, j’allais m’activer. D’ici là, j’avais encore PLEIN de temps. Puis, juillet est arrivé. Une semaine, deux semaines… Oups, je l’avais un peu échappée! C’est en novembre prochain que je retourne au travail et dans ma tête, c’est encore loin. Alors quand les gens me demandaient en mai si j’avais trouvé une garderie, je les trouvais bien pressés. Bien sûr, nous étions inscrits sur « La Place 0-5 ans » depuis plusieurs mois, mais je n’avais fait aucune autre démarche.

Quand j’ai commencé à VRAIMENT chercher, j’ai pu constater les conséquences de la pandémie sur les places en garderie. Avant la crise, c’était déjà une tâche ardue de trouver un endroit pour prendre soin de nos mignons, mais semblerait-il que la situation n’a fait qu’empirer. Des services de garde en milieu familial ont fermé leurs portes, des constructions d’établissements ont été retardées, des éducatrices ont dû arrêter de travailler… Puis, dans mon cœur de maman, je sentais la panique monter de plus en plus. J’ai eu l’impression de devoir baisser mes critères au plus bas, d’être à la recherche d’un endroit « pas trop pire » pour s’occuper de ma précieuse. J’en ai envoyé des courriels, j’en ai fait des appels. Chaque fois qu’on me répondait, je sentais de l’empathie de la part de l’autre personne. La situation n’est pas plus facile pour celles et ceux qui doivent refuser des enfants, être à la recherche de solutions. Faire plus avec moins, c’est déjà bien souvent leur réalité. Mais là, des règles sanitaires et des lois viennent encore plus encadrer leur quotidien. C’est pour notre sécurité et la leur, j’en suis tellement consciente. Puis, comme je ne peux cocher aucun critère qui pourrait prioriser ma demande, je n’avais pas l’impression de pouvoir en faire bien bien plus : je n’ai pas d’autre enfant donc pas de fratrie déjà inscrite, je ne travaille pas dans X milieu, je n’ai pas LE bon code postal, je ne suis pas employée d’un CPE…

Donc voilà, chercher un milieu de garde en pleine pandémie, c’est toute une mission! J’avoue ne pas avoir d’élément de comparaison, puisque c’est la première fois que je dois faire un tel processus. Mais quand j’ai rencontré une directrice de garderie seule, avec mon conjoint sur le haut-parleur de mon cellulaire (un seul parent était admis!), je me suis dit que ce n’était pas du tout comme ça que j’imaginais que ça allait se passer. J’ai signé le contrat, donné le dépôt, les yeux dans l’eau. Ce n’était pas là que je voulais l’envoyer, mais ça allait « faire la job ». Je sais que je ne suis pas la seule à vivre ce stress. Une amie a été obligée de reporter son retour au travail de plusieurs semaines parce qu’elle ne trouvait pas de place. J’avais très peur d’en venir là. D’ailleurs, ça a dû être TELLEMENT difficile pour les familles qui avaient besoin d’une place au printemps. En mai, les taux d’occupation ont été limités, les mesures de confinement étaient sévères et nous n’avions absolument aucune idée de ce qui allait se passer d’une journée à l’autre. Des témoignages, des messages de parents qui recherchent activement, j’en ai vu passer par dizaines sur les réseaux sociaux.

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Puis, à travers cette quête viennent se glisser toutes les autres questions liées à la COVID-19 : Le service de garde respectera-t-il bien les directives? Ma fille sortira tout à coup de notre cocon familial et sera plus à risque d’être en contact avec le virus, comment nous sentons-nous par rapport à cela? Pourrais-je aller la porter à son éducatrice ou devrais-je déposer mon bébé devant la porte?

Mon histoire se finit bien. Après quelques crises de larmes dans mon salon, quelques messages m’indiquant que ma fille est 167e sur des listes d’attente et de longues nuits d’insomnie, nous avons trouvé la PERLE. Une place s’est libérée, comme par magie. Avec nos masques dans le visage, à 2 mètres de distance, nous avons rencontré celle qui sera l’éducatrice de notre Raphi. Même durant la pandémie, j’ai pu trouver un milieu dans lequel je peux imaginer ma fille grandir. Comme quoi à travers les obstacles, on peut garder espoir.

Est-ce que la pandémie affecte aussi votre recherche de garderie?

 

Texte par Josianne Ryan Collaboration spéciale – Team J

 

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