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Partenaires Rassemblement 2012

Le blogue à Sophie  (Sophie Brousseau, sexologue)

Diplômée en sexologie de l'université du Québec à Montréal en 2004, je me spécialise dans l'éducation sexuelle, la prévention et la relation d'aide, afin d'offrir des outils et des solutions simples pour favoriser la santé sexuelle des jeunes, des parents, des adultes et des couples.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à communiquer directement avec moi par courriel à sexomedia@gmail.com Vous pouvez aussi visiter mon site Internet www.sophiebrousseau.com

vendredi
févr.032012

Fiston vous surprend en plein ébat sexuel; que faire?

Soyons honnêtes, avec des enfants dans la maison, les relations sexuelles spontanées n’importe où et n’importe quand ne sont pas choses courantes. Donc, nous privilégions majoritairement les moments intimes le matin tout juste avant le réveil des touts-petits ou en soirée une fois que tous les enfants dorment. Mais, même si nous les croyons parfaitement endormis, il est possible qu’ils viennent cogner à notre porte ou rentre sans avertir, parce qu’ils ont soifs, n’arrivent tout simplement plus à s’endormir ou se sont réveillés à la suite d’un cauchemar. Alors bye bye orgasme et bonjour la gêne!

Pour prévenir de vous faire surprendre nue au côté de votre conjoint, vous pouvez enseigner à votre enfant que, lorsque la porte de la chambre est fermée, il doit cogner avant d’entrer. Il peut se pratiquer lorsque vous ou votre conjoint êtes aux toilettes et qu’il désire rentrer dans la salle de bain. Par contre, s’il vient de faire un mauvais rêve et qu’il désire que vous le réconfortiez, il y a fort à parier qu’il poussera la porte sans même réfléchir aux bonnes manières.

Certains parents préfèrent barrer la porte de leur chambre à coucher lorsqu’ils font l’amour. C’est un choix très personnel et c’est à vous de décider si vous êtes à l’aise ou non d’agir ainsi.

Certains enfants se lèvent toujours dans la soirée pour les mêmes raisons; envie de pipi ou désir de boire du jus, par exemple. Si ce sont sensiblement toujours les mêmes motifs, avant le dodo, assurez-vous qu’il ait une routine; collation, pipi, brossage de dent, etc. Ainsi, il y aura moins de risque que quelques heures après le coucher, il ait envie de faire pipi ou ait une petite fringale.

Si votre enfant décide de franchir la porte, comment devez-vous réagir?

1.    Il faut rester calme et dire à votre enfant d’aller vous attendre au salon et que vous irez (vous ou votre conjoint ou les deux) le rejoindre une fois habillés.

2.    C’est important de lui expliquer dans des mots d’enfants, ce dont il vient d’être témoin. Dites-lui que papa et maman étaient en train de s’amuser ensemble. Il arrive que deux amoureux se collent, se caressent et se procurent du plaisir lorsqu’ils sont seuls. Si votre enfant a entendu des bruits, comme par exemple, des gémissements, il se peut qu’il pense que son papa était en train de vous faire mal. Les gémissements sont parfois interprétés comme des pleurs par les enfants. Mais, en lui disant que vous aviez bien du plaisir ensemble, il ne verra pas son papa comme un homme méchant qui fait mal à sa maman. De plus, dites-lui que seuls les amoureux adultes agissent ainsi et que lorsqu’il sera grand, il pourra donner de tels câlins à son amoureuse.

3.    Ensuite, vous pouvez aborder le motif de sa visite dans votre chambre puisqu’il ne s’est sûrement pas pointé le bout du nez pour rien et devrait plutôt dormir à cette heure-là.

4.    Dans les jours qui suivent, il se peut que votre enfant soit plus affectueux avec des amis de la garderie ou imite les mêmes gestes ou sons qu’il a vus et entendus lorsqu’il vous a surpris. Si tel est le cas, demandez-lui pourquoi il agit de la sorte et expliquez-lui à nouveau les comportements à faire et ne pas faire envers les autres.

Plus l’enfant vieillit, plus il est apte à comprendre l’importance de respecter l’intimité de chacun dans la maison. Au fil du temps, il apprendra qu’il ne doit pas entrer dans la salle de bain sans frapper, qu’il doit éviter d’ouvrir la porte de la chambre de sa sœur sans qu’elle ne lui ait dit d’entrer, etc. Mais, d’ici à ce que votre enfant comprenne qu’il ne doit pas entrer n’importe quand dans votre chambre lorsque la porte est fermée, il est possible que vous vous fassiez surprendre à un moment donné. L’important, c’est d’en parler tout de suite avec l’enfant et de dédramatiser la situation. Sur le coup, nous sommes envahies de malaise et de gêne, et c’est normal. Nous ne souhaitons pas que ça nous arrive mais si c’est le cas, il faut savoir comment intervenir.

dimanche
août072011

Superwoman… même au lit?

Par Sophie Brousseau, B.A. sexologue

La perfection existe-t-elle ? Non, bien évidemment ! Par contre, nous aimerions tant l’atteindre en étant la super femme ménagère, la super mère, la super cuisinière, la super épouse et bien entendu, la super amante. A trop vouloir devenir la femme modèle dans tout, nous nous essoufflons. De plus, une fois au lit, c’est la panne !

Il ne faut pas s’attendre à de fantastiques orgasmes si vous pensez au ménage à faire, aux contrats de travail à réaliser ou à la couleur de vos murs de chambre à repeindre pendant que votre conjoint caresse votre corps. Si vous faites tout passer avant le sexe, gageons que les fréquences de vos relations sexuelles seront faibles. Si vous ne dites jamais à votre partenaire ce qui vous excite sexuellement, il ne réussira sûrement pas à éveiller votre libido. Si vous ne séduisez jamais votre homme, il y a de bonnes chances, qu’avec le temps, le désir s’effrite. Des exemples comme ceux-ci, je pourrais vous en écrire pendant des heures. Ils ont tous un point en commun : ils amènent des problématiques sexuelles. Pannes de désir, absence d’orgasmes, douleurs vaginales, etc. font partie du quotidien de nombreuses femmes. Nous voulons tellement être parfaites au lit, que la pression que nous nous mettons sur nos épaules nous empêche de s’abandonner et de prendre goût au sexe.  Mais qui a dit que nous devions absolument faire l’amour de telle ou telle façon, aimer le sexe anal, baiser dans toutes les positions possibles et inimaginables, etc ? Nous sommes les maîtres de notre plaisir sexuel et à trop vouloir ressembler à nos voisins, nous oublions de se connecter sur soi et d’éprouver du plaisir.

Que ce soit dans les médias ou dans les livres, nous sommes bombardées d’information sur comment atteindre l’orgasme de maintes façons, comment satisfaire son homme en quelques étapes, comment réussir nos préliminaires, etc. Au dire des femmes dans les lignes ouvertes ou dans les magazines, nous devons toutes être des bombes sexuelles et nous ne sommes pas normales si nous ne jouissons pas à toutes les relations sexuelles ! Si nous avouons à nos amies de filles que nous n’aimons pas tant que ça faire une fellation à notre chum, nous nous faisons regarder avec des yeux ronds. Mais si nous nous donnions la peine de questionner notre entourage sur leur satisfaction sexuelle véritable, nous serions sûrement surprises de constater que ça ne va pas si bien que ça dans toutes les chambres à coucher. Pourquoi ? Parce que vous n’êtes pas la seule à chercher la perfection au lit. Bien des femmes oublient leurs propres désirs sexuels au profit de la performance. Ce n’est pas pour rien que les demandes pour des consultations en sexologie ont grimpé en flèche au cours des dernières années.

Tout le monde a son petit mot à dire sur l’éducation de vos enfants ou sur les bons repas à leur préparer. La société s’infiltre dans notre quotidien et c’est à nous de prendre ce qui nous convient et jeter le reste aux poubelles. C’est la même chose pour la sexualité. Il n’y a pas de recettes pour être épanouie sexuellement puisque notre éducation sexuelle, nos expériences sexuelles et notre personnalité influencent différemment la sexualité de chaque femme. C’est à nous de trouver nos propres moyens pour répondre à nos besoins sexuels. La communication dans le couple est parfois mise de côté mais au lit, si nous ne parlons jamais, nous ne réussirons pas à développer une complicité sexuelle qui nous amènera vers le plaisir sexuel. Arrêtons de penser à l’atteinte de l’orgasme à tout prix et concentrons-nous plutôt sur tout ce qui englobe la sexualité. Qui sait, grâce à ce conseil, vous jouirez peut-être bien plus qu’avant !

 

jeudi
avr.282011

Êtes-vous à l’aise de parler de sexualité avec vos enfants?

Quotidiennement, je reçois des questions de parents inquiets qui s’interrogent sur la meilleure méthode d’intervention à privilégier face à tels ou tels comportements sexuels de leurs enfants. Il n’existe malheureusement pas de livres de recettes sur l’éducation sexuelle car même avec toutes les étapes à suivre en mains, nous sommes toutes confrontées à nos propres tabous et inconforts. Avant de vous donner mes conseils (à lire dans mes prochaines chroniques) pour vous aider au niveau de l’éducation sexuelle, je vous propose de répondre à une liste de questions afin de  cerner vos propres limites.

L’éducation sexuelle reçue dans votre enfance

□    Dans votre jeunesse, est-ce que vos parents vous ont déjà parlé de sexualité ?

□    Quels moyens ont-ils utilisés pour faire passer les messages ?

□    Avez-vous déjà osé poser vos questions à votre mère, à votre père ? Comment ont-ils réagis ? Ces interventions étaient-elles satisfaisantes ? Qu’est-ce que vous auriez aimé qu’ils vous répondent ?

□    Vos parents se démontraient-ils de la tendresse, de l’amour entre eux ?

□    Envers les enfants, est-ce qu’ils étaient affectueux ?

□    À cette époque, quel type de parents convoitiez-vous avoir ?

□    Croyiez-vous que l’éducation sexuelle que vous avez reçue influencera votre manière d’intervenir avec votre enfant ?

Vos malaises face à la sexualité

□    Énumérez des questions que votre enfant pourrait vous demander et qui vous rendraient mal à l’aise. Pourquoi est-ce ainsi?

□    Que feriez-vous pour vous aider à vous sortir de cette impasse?

Voici des exemples de questions pour vous aider dans votre réflexion : Que direz-vous à votre fils qui se masturbe dans le salon ? Que répondriez-vous à votre fille qui vous demande pourquoi vous avez de gros seins et pas elle ? Quelle sera votre réponse à votre fils qui vous demandera pourquoi son pénis se durcit lorsqu’il lui touche ?

Je pourrais continuer cette liste pendant des heures. Ce n’est pas grave si vous n’avez pas réponse à tout sur la sexualité ou que vous n’êtes pas toujours à l’aise, c’est tout à fait normal. Vous avez le droit d’être gênée par moment. Inspirez-vous de livres ou demandez conseils à un professionnel si vous vous sentez démunies de ressources.

Votre relation de couple

□    Devant vos enfants, ressentez-vous de la gêne à coller votre amoureux, à l’embrasser dans le cou ? Pourquoi, selon vous ?

□    Quels moyens simples pourriez-vous utiliser pour continuer de séduire l’autre, de façon subtile ?

□    Si vous prévoyiez une sortie en tête à tête (une fois de temps en temps), éprouvez-vous une certaine culpabilité à faire garder vos enfants au lieu de passer du temps avec eux ? Pourquoi ?

Je vous demande ces questions car je remarque que plusieurs couples se négligent et mettent de côté l’être sexué qu’ils sont pour devenir des parents. Pourtant, vous devez absolument continuer d’entretenir votre relation amoureuse afin de préserver une harmonie au sein du couple et montrer un modèle amoureux sain à votre enfant. Une maison où l’amour plane a des effets très positifs sur nos touts-petits. 

Un regard sur soi

Avant de devenir un parent éducateur à la sexualité, c’est important de s’autoanalyser pour éviter d’être pris au dépourvu lorsque nous faisons face à une situation où nous devons parler de pénis, vagin, masturbation, plaisir, abus sexuel, intimité, nudité, etc..