Gardons notre calme

Lorsque nos enfants ne font pas ce que nous voulons d'eux, il est très facile pour certaines personnes de perdre patience, de monter le ton, de crier, de faire de gros soupirs bref, de devenir émotionnel par rapport à l'événement qui vient de ou aurait dû se passer.  Cela dépend de votre point de vue.  Nos enfants ressentent ces émotions négatives de mécontentement, de colère, etc.

Plusieurs parents considèrent que de faire ressentir ces émotions négatives à nos enfants leur fera adopter de nouveaux comportements.  Ils ont en partie raison sauf que cela aura aussi des impacts négatifs non désirés sur nos enfants.  Ils ne se sentiront pas aimés, délaissés et inadéquats.  Cela n'aidera pas leur confiance en eux.  Il y a une autre façon de faire qui permet d'inciter à l'adoption de nouveaux comportements tout en n'imposant pas de conséquences négatives.

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Avez-vous remarqué comment nous aborde un gentil policier ou une gentille policière après nous avoir demandé de nous ranger sur le côté de la chaussée pour avoir roulé un peu trop vite? Elle ne nous aborde pas en disant : « Eille! As-tu vu ce que t'es en train de faire?  C'est une limite de 50 ici pas 80?  T'as pas vu le panneau? » Non. La policière nous parle avec respect. « Monsieur vous rouliez à 82 km/h dans une zone de 50.   Pourrais-je voir vos papiers s.v.p.? » Elle n'a pas besoin de s'emporter.  Elle a l'autorité.  Elle est en position de pouvoir.  Elle peut décider de nous donner une contravention ou de nous laisser aller, si elle le désire. Lorsque l'on est en position d'autorité, nous pouvons rester calme et utiliser cette autorité.

Lorsque nos enfants ne font pas, par exemple, ce que nous leur avons demandé, nous pouvons agir calmement sachant que c'est nous qui avons l'autorité, pas eux.  Nous pouvons couper les jeux vidéos, les coucher 15 minutes plus tôt (ils détestent ça), nous avons plein de moyens pour imposer des conséquences tout en les respectant comme être humain, en ne les traitant pas comme des ennemis et en ne devenant pas émotionnellement impliqué personnellement. « Simon, je t'ai demandé de ranger ton manteau tout de suite en rentrant de l'école et tu ne l'a pas fait alors que cela fait 3 jours que je te le rappelle.  Ce soir tu vas passer le balai dans la cuisine pour compenser ». Ou pas de jeux vidéos samedi prochain. Point final. Pas de « guilt trip ».

Je sais que ce n'est pas facile. Je ne suis pas toujours capable de le faire moi non plus.  Mais je crois que c'est bien d'avoir un idéal que l'on cherche à atteindre plutôt que de se dire : « Tout le monde le fait, c'est comme ça que ça fonctionne. Ma mère m'a élevé comme ça et je ne suis pas mort ». 

Ma mère m'a vraiment élevé comme ça. Je n'en suis pas mort mais cela a nui à notre relation.

Je ne veux pas ça pour mes enfants.

Article rédigé par Pierre Roberge