Une histoire de petite bosse

  Photo Catherine Galarneau

Photo Catherine Galarneau

Première partie

Ma fille était déjà parfaite quand elle est née. À peine le teint un peu (beaucoup) gris… Elle avait la tête toute ronde, le corps parfait, les doigts et les orteils au bon endroit, peu de cheveux, mais des yeux profonds et déjà intelligents. Un peu avant son deuxième mois, j’ai remarqué une petite bosse derrière son oreille gauche. 

C’était tout petit! Ça me faisait penser à un mini petit pois. Ça a piqué ma curiosité, mais ne m’a pas vraiment inquiétée; elle ne démontrait pas que ça la dérangeait, ni que c’était douloureux ou qu’elle avait un problème autre.

J’ai donc attendu à son rendez-vous de deux mois pour en parler à son médecin. J’étais curieuse de savoir ce que ça pouvait être! Elle m’a dit que c’était un ganglion calcifié. Donc, que ça resterait là, ça ne bougerait pas. J’ai même cru comprendre que ça pourrait disparaitre avec la croissance de la tête de ma princesse.

Comme ma princesse n’avait pas beaucoup de cheveux, la bosse était plutôt apparente et je faisais souvent des plaisanteries : fallait ben qu’elle ait un défaut! Ah!

Les jours, les semaines et les mois ont passé. Non seulement la bosse ne s’est pas « fondue » dans la tête, mais elle m’a semblé grossir! Rien d’immense, elle ressemblait maintenant à un gros petit pois. C’était juste une impression, je n’avais rien mesuré.

IRM-résonance magnétique-bébé-kyste derrière l'oreille-Hôpital-médecin

Au rendez-vous de six mois de mon bébé, j’ai relancé le médecin : « Est-ce que c’est normal que ça ait grossi? » Et mon médecin de me faire des yeux ronds : « Non, pas du tout ». Elle a réexaminé la bosse, me confirmant que ça semblait plus gros, en effet. Elle a fait venir une collègue, pour avoir son avis. Elles ont tâté la petite bosse sans ménagement, mais ma cocotte n’a pas trop chialé; ça ne semblait vraiment pas douloureux. L’hypothèse restait la même : un ganglion calcifié, avec cette fois-ci comme ajout qu’il n’était pas « attaché ». Elles ont conclu qu’il valait peut-être mieux faire une échographie de surface, pour avoir une réponse plus juste. 

Une semaine plus tard, j’étais à l’hôpital avec mon bébé. Sur l’écran noir, on a bien vu la bulle, qui semblait vide. Diagnostic : un kyste. Simplement. Le médecin qui m’a officialisé cela ne savait pas par contre quoi suggérer comme suivi. Elle m’a dit qu’elle consulterait sa collègue plus spécialisée dans le domaine et qu’elle le dirait à notre médecin de famille. 

Le coeur léger, rassurée, on est retournées à la maison. 

Le lendemain, mon médecin a appelé. Alors que je m’attendais à ce qu’elle me parle du suivi, suite au diagnostic de la veille, elle nous a plutôt expliqué qu’ils s’étaient rendu compte que le kyste était positionné directement sur une suture osseuse. Et comme on avait remarqué la bosse à un moment où la suture n’était peut-être pas complètement fermée, il fallait s’assurer que le kyste n’avait pas aussi élu domicile DANS la boite crânienne. Pour le savoir, il fallait lui faire passer une résonance magnétique (IRM).

Mon coeur de maman n’a pas vraiment aimé ça. Ni l’IRM, ni la possibilité qu’on doive enlever un kyste dans le crâne de mon bébé.

Ça a pris trois semaines et des poussières avant qu’on ait un appel de l’hôpital. Le rendez-vous serait dans quelques jours. Si rapide, dans notre système de santé actuel? 

Ça devait être sérieux…

La suite, ici!

Article rédigé par Catherine Galarneau

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