Trois mamans, trois olympiennes, trois questions

Nous sommes en pleins Jeux olympiques, et ma famille et moi-même les suivons avec beaucoup d’intérêt et de fierté. Les Olympiques m’intriguent… et depuis que je suis maman, je les vois d’une autre façon. Dans la vie, je suis une personne curieuse, et j’avais envie de poser quelques questions liées aux Jeux olympiques et aux sports à trois mamans qui savent très bien de quoi elles parlent, car, il n’y a pas très longtemps, elles y étaient en tant qu’athlète représentant notre pays. 

Trois mamans, trois olympiennes, trois questions ! On a jasé de valeurs, de souvenirs et de conseils pour les adultes de demain. Sara-Maude, Isabelle et Nathalie : merci pour votre temps et vos précieux conseils. Vous êtes de vraies inspirations pour nous tous. 
 

Sara-Maude Boucher, Isabelle Charest et Nathalie Lambert Sources : Sara-Maude Boucher, Twitter (Isabelle Charest) et Twitter (Nathalie Lambert)

Sara-Maude Boucher, Isabelle Charest et Nathalie Lambert
Sources : Sara-Maude Boucher, Twitter (Isabelle Charest) et Twitter (Nathalie Lambert)


Sara-Maude Boucher

Quelles valeurs le sport t’a-t-il transmises ?
La détermination, la persévérance et le dévouement. Ces valeurs m’ont permis de me rendre aux Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002. C’est ce qui alimente la flamme en nous, c’est ce qui nous permet d’avancer dans l’adversité et de nous relever après une contre-performance, c’est ce qui nous donne la force d’aller au gym deux fois par jour pendant la saison morte, c’est ce qui nous fait progresser.

Vas-tu écouter les Olympiques avec ta famille ?
Lorsque j’étais enfant, ma mère était une grande fanatique des Jeux olympiques. La télévision était allumée en permanence, de la cérémonie d’ouverture à la cérémonie de fermeture. Elle regardait les athlètes performer avec beaucoup d’intensité et d’émotions. Je poursuis la tradition avec mes enfants. Nous avons beaucoup de plaisir à célébrer les performances canadiennes.

Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui désire aller au bout de ses rêves dans le sport ?
Je lui conseillerais de foncer et de ne jamais regarder en arrière. Je lui conseillerais aussi de s’assurer de mettre autant d’énergie et d’efforts sur l’aspect mental de son développement. Finalement, je lui conseillerais de poursuivre ses études et de planifier son après-carrière.
 

Sara-Maude avec son fils. Crédit photo : Sara-Maude Boucher

Sara-Maude avec son fils.
Crédit photo : Sara-Maude Boucher


Isabelle Charest 

Quelles valeurs le sport t’a-t-il transmises ?
Plusieurs : le respect, le dépassement, la persévérance, l’effort... Mais la chose la plus importante que j’ai acquise grâce au sport, c’est la certitude que je suis capable de me relever d’un échec !

Quel fut un moment marquant pour toi pendant tes années d’olympienne ?
La première fois où je ne me suis pas classée pour faire les Jeux en 92. À ce moment-là, j’ai compris que si je voulais avoir du succès dans le sport, il allait falloir que je n’investisse beaucoup plus et que je bûche ! J’ai complètement changé d’attitude concernant l’entraînement, et c’est ce qui a fait que je suis devenue une meilleure patineuse. 

Je trouve que les JO sont rassembleurs, éducatifs et inspirants pour nous ainsi que pour les adultes de demain. Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui désire aller au bout de ses rêves dans le sport ?
De segmenter le grand rêve en plusieurs rêves intermédiaires de façon à avoir des objectifs concrets pour garder la motivation.
 

Isabelle Charest et Nathalie Lambert aux Jeux Olympiques. Crédit photo : Isabelle Charest / Twitter

Isabelle Charest et Nathalie Lambert aux Jeux Olympiques.
Crédit photo : Isabelle Charest / Twitter


Nathalie Lambert

Quelles valeurs le sport t’a-t-il transmises ?
Le souci du travail bien fait et la valorisation de l’effort, la patience, l’esprit sportif, et l’investissement de soi avant la récolte. Aussi, le respect. Le respect de tes partenaires, le respect des règles, le respect des adversaires.

Quel fut un moment marquant pour toi pendant tes années d’olympienne ?
Il y a eu plusieurs moments marquants. Le fait de ne pas avoir réussi à me qualifier pour les jeux de 1984 a été le petit coup de pied au derrière qui m’a poussée, à réellement, m’investir. Le premier titre de championne mondiale en 1991 m’a fait réaliser que je pouvais vraiment accomplir de belles choses dans mon sport. Les déceptions des Jeux de Lillehammer, malgré les deux médailles d’argent que j’ai eu, m’ont vraiment fait prendre conscience que, au-delà des médailles et des résultats, il y a le parcours et le cheminement qui importe. C’est ce qui reste après le sport.

Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui désire aller au bout de ses rêves dans le sport ?
Pour les jeunes, les rêves doivent absolument passer par une grande passion et beaucoup de plaisir, ensuite ça fait en sorte que la démarche est intéressante au quotidien, pas seulement la quête du résultat. Pour devenir un champion, il faut surtout être capable de faire de réels efforts, d’y mettre beaucoup de temps et d’énergie et surtout de ne pas se décourager après une défaite, mais de les utiliser comme tremplin pour rebondir plus fort. Tous les athlètes vivent des défaites.

Vous pouvez suivre Isabelle et Nathalie sur Twitter.

 

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