Résultats scolaires : arrêtons de juger

Si, comme moi, vous avez des enfants d’âge scolaire, c’est la fameuse fin d’étape, celle où de nombreuses rencontres parents-enseignants ont lieu. En début de semaine, j’ai publié une image-citation de mon amie, la blogueuse Julie Philippon.

Crédit image : Julie Philippon

Crédit image : Julie Philippon

J’ai été interpellée car je sais que plusieurs enfants, malgré leurs efforts incroyables, n’auront pas des A ni des B sur leur bulletin et ce, pour toutes sortes de raisons. Je trouvais la citation juste et approprié pour ce temps de l’année.

Mais qu’en est-il des enfants qui réussissent très bien ?

Vous savez, ceux qui « pètent » des scores comme on dit ?

Je pose la question car c’est ma réalité. Mes deux enfants ont de très bons résultats scolaires. Ma fille est un petit phénomène. Chaque fois que je me dis qu’elle ne peut pas s’améliorer, elle le fait. En consultant son bulletin ce matin, j’y ai vu un 100 % (wow!) et la plupart de ses notes sont en haut de 92 %. Sa plus basse : 88 %. En musique.  Fiston, lui, m’épate continuellement. La plupart de ses notes sont dans les quatre-vingt-dix. Un de ses meilleurs bulletins à vie. Je ne vous raconte pas tout cela pour me vanter, vous me connaissez, ce n’est pas mon genre.

Je vous en parle car je vis un certain malaise.

Mes enfants travaillent fort. Extrêmement fort. En tant que parent, je déborde de fierté car ils ont la possibilité de récolter le fruit de leurs efforts en obtenant de bons résultats scolaires. J’en conviens qu’il n’y a pas que ça dans la vie mais je les comprends d’être heureux en obtenant de bonnes notes.

La question : en parler ou pas ?

C’est dommage que nous devions en être rendus là. Se poser 150 questions avant de poser un geste. Par peur de froisser, par peur d’être jugée, par peur des réactions des autres.

Ça revient beaucoup à ce texte que j’avais écrit sur les intentions. 

Extrait : 

Si on est content pour une telle chose… on se vente.
Si on a de la peine… on joue la victime.
Si on ne dit rien… on est plate.
Si on a une opinion autre que les autres… on est cave.
Si on offre un conseil ou un truc... on est fatiguant. 
Pouvons-nous simplement être heureuse pour la personne qui partage sa bonne nouvelle ?
Pouvons-nous avoir de l’empathie pour celle qui a de la peine ?
Pouvons-nous avoir du respect pour celle qui est plus silencieuse ou qui a une divergence d’opinion nous ?
Et si la personne qui offre conseil ou truc avait seulement les intentions au bon endroit ?

Je me souviens en secondaire trois, j’ai eu 100 % à deux reprises en mathématiques sur mon bulletin. Wow. J’étais TELLEMENT contente. J’avais travaillé si fort. J’ai célébré. Au Cégep, j’étais en situation d’échec dans un cours d’algèbre. J’ai consacré des heures d’études pour le dernier examen de la session. J’ai terminé avec la note de 61. Je pleurais de joie. J’étais TELLEMENT contente. J’ai célébré. Deux notes complètement différentes mais donnant le même résultat : du beau gros bonheur.

Pourquoi ne pas simplement tout célébrer ? Les efforts, comme les bons coups en passant par les améliorations et les belles réussites ? Dans le fond, à bien y penser, une célébration c’est un moment pour mettre en valeur les petites victoires du quotidien.  Peu importe la nature.

Que ce soit une note, le travail accompli, la confiance gagnée ou autre, chaque parent qui choisit de partager une fierté reliée à son enfant devrait être respecté. Peu importe cette dernière, elle a le droit d’être célébrée. Sans jugement. Un point c’est tout.

Car il y a assez d’amour, de confettis et de beaux mots pour tous. 

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