Quand tout va trop vite

Les derniers mois ont été intenses. J’entamais le début de 2015 avec un peu d’incertitude (côté professionnelle), car la nouvelle année est venue avec la fin de certains contrats sans renouvellement. Autant j’aime le travail que je me suis créé, autant le monde de la pige peut amener à l’occasion son lot de stress. Mais j’ai fait confiance à la vie, j’ai mis des bouchées doubles pour développer des projets et heureusement des mandats intéressants sont arrivés sur ma route. J’ai donc été assez occupée, ce qui a fait en sorte que mon plan pour être plus équilibrée (ne plus travailler le soir, prendre des congés la fin de semaine, etc.) n’a pas été vraiment suivi.

On ajoute à cela la vie familiale, mes engagements en tant que parent, la maison, les courses, les rendez-vous et j’en passe… mon horaire dernièrement fut en quelque sorte un méga casse-tête. 

la tête pleine

Ah oui ! À travers tout cela, j’organisais un rassemblement pour 125 mères. Je me relis et je ris de moi-même. Allez, riez un peu aussi !!!

Ce qui est triste, c’est que je croyais avoir le dessus : j’ai refilé la gestion des collaboratrices du site JSUM à ma collègue Catherine, qui depuis plusieurs années, travaille avec moi (je suis tellement privilégiée de l’avoir), j’ai engagé une adjointe qui m’aide une dizaine d’heures par mois avec la gestion administrative de JSUM et qui donne un coup de main pour faire avancer certains projets puis j’ai trouvé une perle en Marie-Eve, une graphiste qui, non seulement me comprend, mais aussi saisi la mission et les valeurs de Je suis une maman.

Il y avait toutefois des signes que ça allait trop vite : 

-       Des rendez-vous manqués comme celui de ma fille pour son test de classement en anglais pour le secondaire (et je pourrais vous en nommer d’autres)…
-       Appels oubliés…
-       Il m’arrivait de perdre le fil du temps et d’oublier à préparer le lunch des enfants…
-       Ma fatigue…
-       Le petit pop-up pour me rappeler que c’est date night avec mon chum et qu’on finit par ne rien faire, encore…
-       Mon impatience qui devenait plus grande…

Mais je les ignorais. Pourtant, il y a quelques semaines, j’avais dit à mon chum que je me trouvais « poche » avec les enfants dernièrement. Que j’avais de la difficulté à décrocher, que j’étais débordée…

Mais je n’ai rien fait.

Et là, j’ai reçu la plus grande des claques dans la face.

Mes actions, ma nonchalance, mon impatiente avaient profondément blessé mon conjoint. Mon homme. Mon mari. Le gars avec qui je veux passer le restant de mes jours. Je l’avais vraiment blessé.

Voir sa peine m’a chavirée. De réaliser que j’avais été rough avec les enfants dernièrement a brisé mon cœur. De constater que j’étais au bout du rouleau m’a apeurée.

J’ai écouté mon chum pendant qu’il m’exprimait sa peine. J’ai pleuré. J’ai parlé à mon tour. Nous nous sommes retrouvés et nous avons passé une journée dans la simplicité avec les enfants. À prendre du temps pour nous, à prendre du temps ensemble. Nous avons pesé sur le bouton reset et nous sommes engagés à trouver les bonnes solutions. 

Car, au-delà de tout,… rien n’est plus important que mon couple et ma famille. 

Je ne connais pas la suite des choses, mais je sais que je vais tout faire pour bien rectifier le tir afin de retrouver l’équilibre dans les différentes sphères de ma vie. 

Pas facile réaliser que nous sommes tombés. Mais je crois que l’important, c’est de se relever, de réparer nos erreurs et de cheminer vers une meilleure version de soi.

Malgré les mauvais moments des derniers temps, je remercie Dieu pour tous les signes envoyés. Ça m’a pris du temps, mais j’ai finalement compris.

xo

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