Quand c’est toi le problème

Eh oui, il a fallu que je change ma façon d’aborder un certain sujet.

Jaime Damak

Il est 16 h et Fiston n’est pas encore revenu de l’école. C’est étrange, car il arrive habituellement entre 15 h 54 et 15 h 57. Je ne panique pas, je me dis qu’il prend son temps et placote sûrement avec des amis. Or à 16 h 02, le téléphone sonne et grâce à l’afficheur, je vois que c’est l’école qui m’appelle. Petit moment de stress. Est-ce que Fiston est OK?

Je réponds et à l’autre bout du fil, c’est la merveilleuse enseignante de mon garçon. Elle commence par me rassurer que tout est OK (soulagement) et poursuit en m’expliquant qu’elle a gardé mon fils après l’école, car il avait beaucoup de peine. Après discussion avec lui, elle a réalisé qu’il est stressé par la tâche de travail qui l’attend et elle voulait m’avertir de la situation. Parle, parle, jase, jase… j’apprends également qu’il a reçu une note moyenne dans un examen de lecture.

Français lecture, c’est LA matière qui fait suer Fiston. Il n’aime pas lire, il y met tout de même de grands efforts, car il s’est fixé des objectifs. Je suis fière de lui. Toutefois, il a une mère TRÈS exigeante en ce qui concerne les résultats scolaires.

Je m’explique. Je veux amener mes enfants le plus loin possible. J’ai souvent vu juste avec eux et au fil des ans; je les ai suivis, appuyés et encouragés à se dépasser académiquement. Cette année, Fiston  s’était fixé un grand objectif et contre toute attente, il l’a atteint. Le JACK POT pour lui (et pour moi)! Cette mauvaise note (mettons le tout au clair : il a eu 72 %) en lecture lui faisait très mal, à son cœur et à son égo… mais plus que ça, au fond, il anticipait ma réaction, car il m’arrive d’être émotive et un brin intense quand vient le temps de regarder les résultats de travaux scolaires.

J’ai remercié Mme l’enseignante à plusieurs reprises pour l’appel, car je venais de faire un grand constat en lui parlant : c’était moi une grande partie du problème. Fiston appréhendait tellement son retour à la maison qu’il a vécu un moment de panique.

Je me suis alors parlé pour modifier sur le champ mon comportement.

À son arrivée, je voyais qu’il était fragile. On s’est mis à discuter de tout et de rien puis il s’est mis à pleurer. Il m’a raconté une anecdote, mais je savais que ce n’était pas ce qui le dérangeait. Je lui ai demandé : « Philippe, dis-moi… qu’est-ce qui ne va pas réellement? » Alors, ce fut les chutes Niagara et il m’a parlé de son examen.

Je l’ai écouté. Je suis restée douce, calme et ouverte. Je l’ai consolé et je lui ai proposé des pistes de solutions pour une prochaine évaluation.

Il m’a alors confié que ma réaction l’a surpris, car il croyait que je serais fâchée et déçue de lui. J’ai profité du moment pour faire le point avec lui, m’excuser et lui rappeler que peu importe ce qui va arriver dans la vie, je vais l’aimer et être là pour lui.

Un « échec » scolaire / une mauvais note, nous en avons tous vécu. C’est ce que l’on fait avec qui compte. On tourne la page et on continue.

Le message est passé. J’en suis certaine.

Autant pour lui que pour moi.

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