Pas fière de moi

 vie de parents-vie de maman-bon coup-crise-erreur-s'escuser-se reprendre-fierté-rectifier le tir-job de mère-témoignage-réflexion-#momfails-fail-échec-espoir-Je suis une maman-Jaime Damak

Hier.

Fiston s’est réveillé hier matin avec un bon rhume. 

Pierre étant parti en voyage d’affaires en Inde (hé oui, à l’autre bout du monde), j’étais en mode infirmière/docteur/maman avec mon petit fiévreux. 

Vous le savez, j’aime mes enfants d’amour. Toutefois, quand Fiston est malade, disons qu’il n’est pas le plus facile des patients. 

Puis disons que dans la vie en générale, la patience n’est pas un de mes points forts.

Or hier soir, quand la fatigue a frappé à ma porte, au même moment où Fiston faisait une petite panique (et dans le fond il n’y avait rien, mais j’ai quand même couru au 2e), j’ai craqué. Mon couvercle a sauté et je me suis mise à faire un monologue de mère fatigante. Je n’ai presque pas levé le ton, mais vraisemblablement, je devais vider mon petit cœur.

En temps normal, c’est Pierre qui aurait prêté oreille à mon trop-plein d’émotions,mais avec les 9 h 30 de décalage qui nous séparent, cette semaine, je suis majoritairement seule pour dealer avec mes petites réflexions du moment.

Quand ma cassette s’est arrêtée, j’ai regardé Fiston. 

Puis c’est à ce moment que j’ai réalisé mon GROS fail de mère. 

J’ai instantanément reçu une dizaine de couteaux au cœur. 

Ses petits yeux tout remplis d’eau m’ont chavirée et les miens se sont remplis rapidement.

Je me suis assise à côté de lui et je lui ai demandé pourquoi il avait paniqué (pour rien). Pour ensuite apprendre qu’il n’avait juste pas le goût d’être seul en haut. Il voulait être proche de moi. Il voulait sa mère.

Tous les enfants malades veulent être avec un parent.  Ou du moins être près d’un parent. Puis c’est tout à fait normal. On ne sent pas bien, on est possiblement fiévreux et notre corps est en mode combat et probablement faible. 

J’ai choisi de faire le point drette là avec mon bébé (de 12 ans). 

Je me suis excusée sur-le-champ en le serrant dans mes bras.

Ensuite, je lui ai demandé de me dire les vraies affaires. 

Par exemple, « maman, j’aimerais ça que tu restes en haut, au 2e. Je me sentirais mieux ». 

Je suis montée et Fiston s’est endormi.

Je suis SI déçue avec la façon dont j’ai réagi. Un bon #MomFail comme on dit. 

Toutefois, malgré ce qui s’est passé, j’y vois un peu d’espoir. Je m’explique.  

Même si je n’ai pas été la mère que j’aurais voulu être, je suis fière d’avoir assumé mon erreur. Je n’ai pas hésité à m’excuser auprès de mon garçon. Depuis qu’ils sont tout-petits, je ne me gêne pas pour m’excuser quand je fais une erreur. C’est si important de leur montrer qu’on est humain tout comme eux et qu’on fait tous des faux-pas dans la vie. Puis, j’ai rectifié mon bobo du moment.

C’est une chose se tromper, mais ça en est toute une autre de l’admettre, s’excuser, se corriger et surtout se pardonner (j’y suis presque).

On a toujours une 2e chance dans la vie.

Nous sommes tous capables de virer nos échecs de #MomFails et #DadFails en leçons. Pour apprendre et grandir.

L’espoir. Tellement plus beau que la déception.

Comme quoi, il y a toujours des façons différentes de voir une situation.

Puis la prochaine fois que je sens un débordement arriver alors que je suis seule, je vais tenter de l’évacuer autrement. En écrivant, en appelant une amie ou en prenant l’air quelques instants.

Article rédigé par Jaime Damak

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