Mon cœur a besoin de parler

Partir le cœur déchiré.
Retour de la culpabilité.
Quand tout ne se passe pas comme prévu.
Il faut toujours écouter son intuition.
Nous avons toujours le choix. Toujours.

C’était quelques-uns des titres que j’avais en tête pour ce texte. Je vous explique.

Partir le cœur déchiré

Je commence à y croire. En vous écrivant ces lignes, je suis assise dans la navette en direction de l’aéroport de Montréal pour mon premier vol de la journée. C’est le début de toute une aventure. Quand je pense à ce qui m’attend, je suis fébrile comme tout et si reconnaissante pour cette incroyable opportunité. Quand je me centre sur qui s’en vient, mon cœur est heureux.

Dans l'avion vers Toronto, premier vol de 2.

Dans l'avion vers Toronto, premier vol de 2.

Or, il y a quelques soirs, quand je bordais mes deux enfants malades, les deux se sont mis à pleurer et anticiper mon départ.

« Personne ne prend soin de nous comme toi quand nous sommes malades », me confia l’un.
« Je vais tellement m’ennuyer », me raconta l’autre.

Une fois descendue dans la cuisine, j’ai pleuré comme un bébé. Mon cœur de mère vivait un immense chagrin.

Retour de la culpabilité 

Bien évidemment, les propos de mes enfants m’ont atteint droit au cœur et la roue de la culpabilité s’est mise à tourner.

Yé.

Pas vraiment.

 

Quand tout ne se passe pas comme prévu

Mon plan était parfait. Su’a coche comme on dit. À la suite de notre retour du Mexique, je prendrais la fin de semaine pour remettre la maison à l’ordre, travailler un tout petit peu et le lundi/mardi avant mon départ serait consacré aux enfants, à du temps avec eux.

Or je n’avais pas pris en considération dans mon super plan de match le fait que nous aurions de la visite à notre retour du Mexique. Des virus. Deux enfants malades, un mari avec une sinusite et moi, j’ai un petit rhume.

J’ai dû retravailler mon plan un brin…

Il faut toujours écouter son intuition

Ce matin, ma fille n’allait pas mieux. Ça m’énervait au plus haut point. Alors j’ai choisi de retourner à la clinique et j’étais décidé à y rester tant qu’on ne trouverait pas une piste de solution pour ma grande. C’est anormal qu’un enfant s’étouffe et manque d’air plusieurs fois par jour. Même en prenant des pompes pour l’asthme, et ce, depuis plusieurs jours.

J’ai gentiment demandé un 2e examen (car nous étions allés consulter ce week-end), j’ai également mentionné le rayon x qu’elle avait déjà passé et le fait qu’il serait intéressant de consulter les résultats.

Le rayon x était égaré. De ce que je comprends, un appel a été fait à la radiologie et le radiologue a diagnostiqué une infection aux poumons (bronchite et autre chose).

Amen.

Une chance que j’ai écouté ma petite voix et suis retournée à la clinique!

Je peux partir la conscience plus tranquille sachant que ma fille aura maintenant des médicaments pour l’aider à se sentir bien et surtout à mieux respirer. 
 

Nous avons toujours le choix. Toujours.

Comme dans toute situation, nous avons le choix.

Accepter ce qui nous arrive et agir en conséquence. Ou jouer à la victime et s’apitoyer sur son sort.

Quoiqu’il m’arrive à l’occasion de jouer à la victime (ben oui, je suis imparfaite, que voulez-vous?), depuis vendredi, j’ai choisi de jouer le jeu de cartes qu’on m’a donné au mieux de mes connaissances.

Certains mandats pour le travail ont été remis à plus tard.

Mon plan de match d’une maison en ordre avant mon départ a pris le bord (désolée chéri).

J’ai refusé certains projets pour être avec mon monde après mon retour.

J’ai joué au docteur, à l’infirmière, à la confidente et j’en passe, avant mon départ.

J’ai pris du temps pour écrire des petits mots d’amour à mon monde. Tsé. Si vous savez comme j’aime ça. Et quand mes enfants m’appellent tout joyeux en me racontant où ils ont trouvé telle carte et tel mot, ça fait ma journée. J'aime tellement ma famille. Mon monde, ma gang... ils sont mon ancre. 

J’ai montré la porte de sortie à la culpabilité. Je laisse mes enfants entre bonnes mains et je sais qu’ils sont sur le chemin de la guérison.

J’ai décidé de prendre une semaine de vacances mi-août pour être avec les enfants avant la rentrée.

Je saute, tête et cœur entier dans l’aventure follement belle qui m’attend : les jeux Olympiques. Non seulement pour moi, mais pour mes enfants. Pour leur enseigner, leur montrer que malgré les péripéties de la vie, il faut avancer, persévérer et que tout finit par s’arranger… et ce, peu importe notre jeu de cartes.

Tout est dans l’attitude. Tout revient à nos choix.

On se trompe? Tant pis. On essaie à nouveau.

On tombe? Pas grave. On se relève.

On est essoufflé? C’est correct. S’agit simplement de ralentir un peu.

Envie de pleurer? Aucun souci. C’est si important d’écouter notre cœur et laisser passer les émotions du moment.

Comme je viens de faire en écrivant ce texte.

Merci pour votre écoute. xo