La fois où j’ai pris du temps pour moi (sans culpabiliser)

Mon horaire ressemble parfois à un casse-tête. Il y a plusieurs morceaux, et j’essaie de trouver une façon de tout faire pour que tout le monde soit content et que les morceaux du casse-tête trouvent sa place. Je dois même vous avouer que je suis rendue pas mal bonne, je dirais même que je suis une pro du casse-tête.

Je suis aussi très bonne pour me trouver quelque chose à faire, peu importe où je me trouve. Par exemple, en voiture, lorsque mon mari conduit, j’apporte souvent mon ordi et je m’avance dans mes trucs. Quand je voyage, je me dépêche pour télécharger mes courriels avant un vol pour que je puisse répondre et me mettre à jour durant le déplacement. Le lâcher-prise, le moment présent… parfois j’en arrache. Ce n’est pas l’idée de prendre du temps pour moi, car je le fais : mes cours de Zumba, une petite émission l’après-midi la semaine pour décrocher, une journée pyjama, une sortie avec mes enfants/mon chum… c’est la culpabilité qui vient pendant ou après qui vient me chercher. Parfois, je me sens comme dans un cercle vicieux.

Or l’autre jour, dans l’avion, pendant tout le vol Toronto-Montréal, j’ai lu un roman. Du décollage à l’atterrissage. Je me suis arrêtée pour prendre un petit jus et manger la collation offerte par la compagnie Porter. Ceux qui me connaissent savent que je ne fais JAMAIS ça. À ma grande surprise, lorsque l’avion a atterri, je ne sentais aucune culpabilité. Je me sentais bien.
 

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Je vous accorde qu’un vol Toronto-Montréal, c’est assez court – environ cinquante minutes. Mais ce court laps de temps fut une grande victoire. Pas à cause que j’ai pris du temps pour moi… mais parce que, à la fin, je ne vivais pas de culpabilité. Je me suis donné la permission. Oufff, ça m’a tellement fait du bien. À un point tel, que je pense me la donner un peu plus souvent.

Dans l’auto, sur le chemin du retour, je pensais à ce qui venait de se passer et je me suis mise à pleurer. J’avais réalisé à quel point j’étais dure envers moi-même. Incroyable comment on peut se blesser nous-mêmes avec nos pensées et la pression que nous nous mettons.

Avez-vous déjà vécu la même chose ? Êtes-vous parfois dure envers vous-même ?

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