Je suis coupable

Sujet que je voulais aborder. Ce n’est pas une prémisse pour revenir sur le fameux sujet du Tapageur mais durant les quelques jours où j’étais en entrevue ici et là pour parler de notre expérience, j’ai eu un flash. Moi aussi j’avais déjà oublié l’Épipen de ma fille à la maison. Deux fois plutôt qu’une. 

Parenthèse. Je ne suis pas en train de prendre parti sur la situation car je ne connais pas la personne qui a fait la réaction ni ses intentions. Mais toute cette histoire m’a poussée à réfléchir sur le sujet, sur ma réalité. Point. Fin de la parenthèse.

La première fois que j’avais oublié l’Épipen de ma fille, nous étions en sortie scolaire. Bravo la mère! J’avais honte. Je me souviens que j’étais en mode préparation pour la sortie et ils annonçaient une journée pluvieuse : « vite des sacs de plastique, un imperméable, etc. ». Le temps filait et je suis partie afin de ne pas être en retard. En pleine randonnée, je flash que je n’avais pas son Épipen. Petite panique. Évidemment, j’avais peur qu’on me juge et qu’on me traite de mère indigne. Disons que le hamster roulait fort dans ma tête. J’ai pris mon courage à deux mains pour en parler avec l’enseignante de mon enfant. Soulagement, les professeurs d’éducation physique en avait un puisque c’est leur protocole à l’école lors de sorties avec des jeunes ayant des allergies. Disons que j’étais contente de savoir qu’ils avaient ce plan en place.

La deuxième fois, nous étions partis sur la trotte en famille pour la journée. Nous voulions dîner dans un nouveau resto et hop, avant d’entrer, nous constatons que l’Épipen était dans un autre sac à la maison. Quoi faire ? Après réflexion, nous avons opté pour un resto où nous étions déjà allés et où nous savions que les risques de contamination seraient faibles. Nous avons tout de même pris un risque. Avec le recul, je ne sais pas si ce fut la meilleure des décisions.

Pourquoi vous raconter ces deux anecdotes ? Parce qu’ils nous arrivent tous de faire des erreurs. Bien évidemment, je n’en suis pas fière mais je voulais vous en parler. Car des oublis, tout le monde en fait. Ces deux situations ont été de bonnes leçons pour moi : j’ai appris. Non seulement à avoir une meilleure organisation mais également à me pardonner et apprécier les plans B qui existent dans les écoles et certains arénas/restos.

Avez-vous déjà oublié l’auto-injecteur de votre enfant à la maison ? Je suis curieuse - non pour juger mais pour mettre la lumière sur le fait que nous ne sommes pas seuls à vivre certaines situations. Au lieu de se taper dessus, tirons une leçon et avançons… et vivement un chemin où il y aura plus de plans B, C et D.

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