La fois où je pensais être enceinte

Si vous saviez l’éventail d’émotions qui vit en moi depuis quelques jours. En tapant au clavier le titre de ce texte, mes yeux se remplissent d’eau.

Hé oui, je pensais être enceinte.

Je vous raconte.

L’histoire selon mon cœur

Tout a débuté avec une série de deux rêves, deux soirs consécutifs.

Le premier soir, j’étais en fin de grossesse et mes eaux ont crevé. C’était une sensation bizarre, car je me suis réveillée autour de 4 h 30 et j’avais l’impression que mon cœur allait sortir de mon corps. Mon rêve avait été si réel, je me souvenais de tout, tout, tout. Faut dire qu’à mes deux « vraies » grossesses, ce sont les médecins, qui chaque fois, ont crevé mes eaux donc je n’ai jamais vécu la sensation de les perdre dans un endroit autre qu’à l’hôpital, sans réelle surprise.

Le lendemain, je rêvais que j’apprenais que j’étais enceinte. C’était la folie ! Mes enfants étaient TRÈS heureux, je n’en revenais pas… mais quelle belle surprise ! Voilà que je me suis réveillée, à nouveau, vers 4 h 30 et j’étais sous le choc.

Quelques jours passèrent et j’ai constaté que j’étais en retard. De quatre jours. Chose qui m’arrive peu. Je suis une fille assez régulière dans son cycle menstruel (oh boy, je ne pensais jamais bloguer là-dessus !). Depuis la naissance de mon fils, je suis pile tous les 24 jours. Cette même journée, je vois des trucs passer sur les réseaux sociaux tels « Grossesse surprise à 40 ans » et je demeure la bouche ouverte face à ces titres qui passent devant mes yeux.

Suis-je enceinte ? Tranquillement, mon cœur s’excite, voit tout plein de possibilités. La femme en moi qui pensait que cette période (grossesse, bébé) était derrière moi et qui a toujours eu un léger regret de ne pas avoir eu une plus grande famille commençait à vivre toutes sortes d’émotions. Mon cœur était prêt, ouvert et je vous dirais aussi excité à cette idée d’une nouvelle vie. 

L’histoire selon ma tête

 Pendant ce temps, ma tête capotait. Selon elle, c’était impossible que je tombe enceinte. Avais-je oublié le léger détail d’une certaine vasectomie d’il y a de ça plusieurs années ? J’avais tout de même un doute. On apprend à l’occasion des histoires de traitements de vasectomie où après quelques années, les petits bonshommes ont repris des « forces ». Ça se pouvait. Peut-être. Non ?

Le deuil d’une grossesse non existant

Je n’en pouvais plus. À ma 5e journée de retard, je devais le savoir. Je suis allée acheter un test de grossesse, de façon incognito, à la pharmacie. Mon plan de passer inaperçu a échoué quand je suis tombée face à face avec la fille de mon amie à la caisse (je la ris encore).

Ce qui devait arriver arriva… le test était négatif.

C’était impossible pour moi de demeurer insensible. J’ai pleuré un bon coup tout comme je pleure en vous écrivant ces lignes. Pourquoi ai-je autant de peine ? Je ne sais pas quoi vous répondre. Peut-être que je suis en train de vivre le deuil de la grossesse. Ce moment où vous réalisez que c’est vraiment fini, que vous n’aurez plus d’enfants. Qu’importe, mon cœur a beaucoup de peine.

J’ai une pensée pour ceux qui essaient, mois après mois, de concevoir. Pour les couples qui ont perdu un enfant. Pour les femmes qui font une fausse couche. Comparé à vos réalités, je n’ai rien vécu. Pourtant, je vis tout de même un chagrin. Je ne peux m’imaginer l’énorme tristesse qui vous incombe.

Je n’ai pas encore compris le « pourquoi » de cette péripétie dans ma vie, mais oh que ça fait du bien de vous en parler. Je ne veux pas aborder le sujet à la maison puisque mes enfants souhaiteraient de tout cœur que j’aille un autre bébé. Dans le genre que ça fait partie de leurs listes de souhaits à leurs fêtes. Vraiment. Sans blague.

Cela dit, une chose est certaine, je suis maintenant plus que convaincue que l’amour se multiplie. Pour quelques instants, il n’y avait aucun doute que j’étais prête à être maman pour une 3e fois. Mon cœur débordait d’amour.

Reste plus qu’à prendre tout cet amour et faire du bien avec... puis prendre un moment pour coller mes enfants et leur dire combien je les aime.

Suivez-moi sur Facebook
Suivez-moi sur Twitter