Je m’ennuie (déjà)

Il m’arrive, de plus en plus régulièrement, de rire moi puis même de me parler. Comme maintenant par exemple.

Je vous présente ma jumelle

Ma jumelle imaginaire : Jaime, vas-tu réellement écrire un texte où tu vides ton cœur et divulguer que tu t’ennuies déjà de tes enfants quand l’école n’est même pas encore commencée?

Moi : Oui.

Ma jumelle imaginaire : Euhhhh allo. Pourquoi?

Moi : Autant je suis en mesure d’apprécier le moment présent, autant ça m’arrive de jeter un coup d’œil sur ce qui s’en vient. Parfois, ça me fait vivre un trop-plein d’émotions et je ressens le besoin d’en parler. Comme aujourd’hui. Vu que je suis le big boss de ma personne, je choisis d’en parler, car je ne suis sûrement pas la seule à vivre ces émotions. Alors tu peux te la fermer ma jumelle imaginaire.

Il y a des fois où c’est ma jumelle qui gagne la partie et d’autres, comme celle-ci, où je règle ça assez vite.

 Je m'ennuie déjà...

Je m'ennuie déjà...

Vous voyez, depuis le mois de juin, je suis en deuil. Je venais tout juste de m’habituer au fait qu’Emma soit au secondaire (je le sais, c’est complètement ridicule vu qu’elle va commencer sous peu son 3e secondaire). C’était facile, car j’avais encore Philippe avec moi. Ma routine n’avait pas vraiment changé. Or en juin, quand il a terminé sa 6e année, j’ai comme enfoui le fait qu’il quitterait notre routine, lui aussi, pour le secondaire en septembre. Mes deux enfants étaient de retour avec moi pour l’été. La vie était belle.

Ma jumelle imaginaire : « Bonjour le déni Jaime. »

À une semaine de la rentrée, je commence à manquer d’air un peu. À devoir m’arrêter et prendre de grandes respirations. À mettre mes verres fumés afin de cacher mes yeux qui se remplissent d’eau ici et là.

Je réalise que mon cœur de mère n’est pas 100 % prêt pour ce changement imminent dans ma vie.

Mon bébé rentre au secondaire.

 Mon bébé qui entre au secondaire!

Mon bébé qui entre au secondaire!

Dorénavant, je serai seule tous les jours. Du matin au soir. Bon, la Jaime qui bâtit une entreprise, qui doit gérer un site et mille et un projets y voit plusieurs bienfaits. Mais la Jaime mère de deux, maman dont toutes ses décisions des 10 dernières années tournaient autour des comités d’écoles, heure de lunch, bénévolat à l’école, sorties scolaires… capote un peu et trouve cette nouvelle marche difficile à franchir.  

Mais la vie est bien faite, car cette nouvelle marche, aussi grande soit elle pour moi, va m’amener à couper un peu plus le cordon dans ce processus parental, car mine de rien, mes enfants grandissent. Pour leur bien-être (et le mien), ça doit arriver. Même si je ne suis pas 100 % prête.

Mode solution pour mieux avancer  

Qui dit couper (un peu) le cordon dit (à mon avis) trouver une nouvelle normalité. Une qui va avoir du sens pour le type de parent que nous sommes.

Dans mon cas, ça signifie planifier un lunch par mois avec les enfants où j’irai les chercher pour le dîner. De faire mon gros possible afin de fermer l’ordinateur vers 16h30, à leur retour pour être 100 % présente pour eux. C’est aussi des journées pédagogiques où je prendrai congé afin que l’on puisse passer du temps ensemble. Comme dans le bon vieux temps.

Ma jumelle imaginaire me tape sur l’épaule pour me dire : « Regarde-moi ça Jaime. Un pas pire plan de match. Finalement, ce n’est pas si pire que ça. »

En effet, ma jumelle. En effet.

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