Entrevue avec une maman globe-trotter... la suite

La suite de mon entrevue avec Isabelle Vachon. Pour lire la 1re partie, cliquez ici.

JSUM – Ce doit être toute une expérience de vie ! Vous êtes toujours en famille. Est-ce que Philippe rencontre des enfants ? Ses amis lui manquent-ils ? Vous trouvez-vous des moments de couple ?

De notre côté, le voyage est pensé « famille », donc les moments de couple ne sont pas en prédominance. Nous aurons nos moments de couple en mai, au retour, quand Philippe retournera à l’école terminer son année et que nous serons encore en congé, jusqu’en août. Si nous avions voulu vivre un voyage de couple, nous n’aurions pas fait ce genre de voyage... Notre couple va bien à travers les peu de moments privilégiés qui lui sont réservé!

Philippe rencontre des enfants à quelques occasions : nous avions des contacts dans certaines villes avant d’arriver et présentement, nous avons rendu visite à deux de ces familles. Il a donc pu passer du temps avec des enfants, parlant anglais et/ou français. C’est une belle opportunité pour lui de redevenir un enfant pour quelques heures!

Lors de notre arrivée à Sydney, après une semaine de voyage, Philippe a commencé à avoir des crises d’ennuis le soir, au moment du coucher. Il disait s’ennuyer de ses amis, ses cousins et ses grands-parents. Le tout s’est atténué au fil des soirées et présentement, il n’a plus ces crises. Nous avons pu installer des « rencontres » via Skype et Facetime avec les gens de son quotidien; des courriels avec sa classe et certains de ses amis, alors il va mieux!

JSUM – Vous êtes partis depuis plusieurs semaines. Constatez-vous un changement chez votre fils et dans les rapports familiaux ? Racontez-nous un événement qui vous a transformés.

Tout le monde change durant ce voyage! Parfois, Philippe agit de façon très différente avec nous, se croyant tout permis car nous ne sommes pas à la maison. Il aiguise son caractère avec ses parents… cela amène parfois des conflits et des débuts de journées plus difficiles.  Nos propres caractères font que certaines situations sont plus explosives que d’autres… on respire, on respire… mais ce n’est pas toujours facile.

Il n’y a pas présentement un événement qui nous a marqué plus qu’un autre, mais j’aimerais vous redonner des nouvelles à la fin du voyage afin de vous dire ce qui a changé, ce qui nous a surpris, ce à quoi nous ne nous attendions pas (dans nos relations familiales). Le retour à la maison amènera son lot d’émotions et de contraintes. Il y aura sûrement des choses à raconter et à réfléchir. On ne revient pas d’une aventure comme la nôtre sans vivre des changements…

JSUM – Vous aviez pensé à tout. Il y a toujours des imprévus. Avez-vous une anecdote de « si j’avais su, je n’aurais pas fait ça comme ça » ?

Le mois de décembre a amené bien des tempêtes, alors notre départ a été retardé d’une journée pour une autre tempête le 27 décembre! Il a fait beau la veille et il a fait beau le lendemain! Sinon, il n’y a pas de pépins présentement qui nous ont compliqué la vie! Mais il reste plusieurs mois au voyage, il peut se produire des imprévus!

JSUM – Quelles sont les principales choses à prévoir pour un périple de cette ampleur avec un enfant d’âge scolaire ?

Il faut être organisé sur tous les points bien longtemps avant de partir et bien lire ce que le pays demande comme contraintes, visas, et autres. On ne peut pas préparer un voyage de cette ampleur à la dernière minute. Il faut également aviser les institutions financières, les cartes de crédit, la SAAQ, les assurances, etc, autant de notre absence que des conditions de voyage, des transactions d’argent, des gens qui s’occupent de la maison et j’en passe.

Nous sommes allés à la clinique du voyageur 1 an d’avance afin de valider nos vaccins selon les régions que nous allions visiter. Ensuite, il faut prévoir une trousse de premiers soins et des médicaments « au cas où »… on ne fait pas ça à la dernière minute non plus! Il ne faut pas oublier non plus l’optométriste et la commande de verres de contact et l’ajustement des lunettes; le dentiste pour un examen/nettoyage annuel; le médecin pour l’examen annuel en plus des prescriptions. Laissez-vous des rappels afin de ne rien oublier!!

Il faut également magasiner intelligemment en fonctions des items nécessaires au quotidien là- bas et vérifier avec les compagnies d’aviation ce qui est permis comme poids de valise. Nous sommes partis avec chacun 1 valise de 23 kilogrammes et un sac à dos. Le site internet de la compagnie d’aviation mentionnait que nous avions tous droit à deux valises… mais sur les vols intérieurs en Australie, chaque passager doit amener une seule valise! Surprise!!! Nous avons donc sagement placé 4 mois de notre vie dans une seule grosse valise; toute une logistique! Nous avons trouvé plein de choses pratiques au CAA. Il faut prendre le temps d’explorer ce service, c’est une petite mine d’or!

Pour le scolaire, on doit d’abord en parler à l’école de l’enfant et ensuite valider la démarche avec la commission scolaire. Il y a des documents à produire, des délais à respecter et des comptes à rendre. Il faut se donner la routine et la rigueur de ce que demande la scolarisation à domicile, peu importe le type d’élève qu’est l’enfant. Tout le monde peut le faire, avec ou sans expérience scolaire : on se fait confiance, on accepte la réalité différente des matins à venir et on ne lâche pas!

JSUM – Quel sont les objets indispensables qui se trouvent dans votre valise ?

Nous fonctionnons bien avec mon IPad Mini : toutes les notes sont inscrites dedans, les rappels, les visites, les budgets, les repas, etc.   C’est le meilleur outil d’organisation pour nous!

À part ça, on pense avoir amené ce qu’on a besoin. Parfois les items sont utiles, mais parfois, on les retourne à Québec après un mois en voyage (c’est ce que nous avons fait en partant de Sydney : une boite est repartie pour Québec). Il faut oublier le superflu car cela prend de la place pour rien.

Nous fonctionnons avec des minis formats de produits et des sachets de condiment afin d’éviter des achats en grosse quantité.

JSUM – Quels conseils donneriez-vous à une maman qui voudrait vivre une aventure de ce type ?

Une seule personne ne peut pas organiser un voyage du genre sans soutien : nous sommes deux à faire chacun des tâches différentes aidant à l’organisation et la préparation des différentes escales et réservations à travers le voyage, en plus de faire la scolarisation à notre fils. C’est un lourd fardeau, je crois, de voir une personne s’en occuper sans aide. L’assistance de mon conjoint est essentielle à toute cette aventure!

JSUM – Si le voyage se terminait maintenant, quel serait votre moment le plus mémorable ?

Quelle question embêtante! Mon caprice du voyage était d’être à Sydney le 31 décembre 2012 afin d’assister aux feux d’artifices menant au nouvel an! Nous y étions, bien émus et nous trouvant chanceux de voir ces feux connus mondialement! Ensuite est venu la découverte de Sydney et ses deux icônes touristiques si populaires : l’Opera House et le Harbour Bridge! On ne se lasse pas de les contempler!

Nous avons ensuite vécu 2 semaines à Perth et là, c’est la beauté de l’océan Indien qui nous a conquis! La belle découverte de cette région fut également  The Pinnacles (formation de roches dans le désert de l’Australie de l’Ouest)! Endroit mythique parfait pour un arrêt dans le désert à admirer une des merveilles du monde!

Vous comprenez qu’il n’y a pas « THE  MOMENT », mais plusieurs moments de frissons garantis depuis le début! Nous croyons que tout est encore à venir dans les futures villes à visiter et les iles avoisinantes… une panoplie de souvenirs de famille s’offrira à nous d’ici le mois de mai!

Merci Isabelle pour cette entrevue. Au plaisir de vous reparler à votre retour !