Des nouvelles

Je suis présentement assise dans mon lit à l’hôtel Le Germain à Montréal (j’ai une chronique télé tôt demain matin), puis ce sentiment que je déteste m’envahit à nouveau. Je prends une grande respiration et j’essaie de me parler. Je ne peux pas croire que ça revient, que ça recommence. Soupir. De frustration. D’impatience. De mal. De peur.

assise dans la chambre d'hôtel

Une boule d’angoisse prend lentement forme, je sens la panique monter.

J’essaie de me changer les idées.

Elle se dissipe un peu, mais elle est toujours là, pas très loin.

Je ne savais pas trop comment vous le dire, comment l’expliquer, mais depuis quelques semaines, je vis des épisodes de panique. Intenses. La semaine dernière, je dois avoir sauté 12 repas, incapable de manger, envahie par le stress, la terreur et la culpabilité. J’avais l’impression de me noyer dans une immense vague.

J’ai consulté ma naturopathe, j’ai commencé des exercices de respiration, j’ai prié puis j’ai essayé d’extérioriser mes pensées afin de figurer la chose.

Présentement, dans ma petite vie, deux projets prennent beaucoup de place et envahissent mes pensées régulièrement : mon projet d’auto-publication et de rénovations. Deux projets où je n’ai pas toujours le contrôle. Où un investissement majeur de temps et d’argent est requis. Où je peux trébucher et possiblement me tromper avec la voie choisie.

Plein d’incertitudes.

Pour la perfectionniste que je suis, tsé celle qui n’aime pas faire des erreurs, ohhhhh que ce n’est pas facile. Ces dernières semaines ont brassé des blessures d’enfance et de jeune adulte.

Peur de l’échec.

La frousse d’être rejetée à nouveau.

La culpabilité de mes désirs, de mes idées.

Le retour de cette fameuse boule d’angoisse, qui à une époque avait un prénom – Kenny, celles qui liront mon livre comprendront le choix de ce nom.

La peur de se tromper. Avons-nous choisi la bonne chose? Pis si on n’aime pas ça? Pis si mon chum n’aime pas ça? Etc.

L’inquiétude financière. Chaque fin d’année, je panique un brin. La fin de plusieurs contrats. En aura-t-il d’autres? Timing parfait quand on rénove la maison et qu’on renouvelle l’hypothèque. ;-)

L’opinion des autres. Mais quessé qu’ils vont penser? De mon livre. Nos rénovations. Etc.

Vous voyez le portrait?

J’essaie toutefois de « focuser » et voir le positif. Parce qu’il y en a toujours.

Malgré le fait que ce maudit sentiment est présent ce soir et le fut dernièrement, ces dernières semaines ont été parsemées d’apprentissages et constats. Chaque fois que je suis déstabilisée que je recule de quelques pas ou je tombe, j’apprends. Je grandis. J’évolue.

L’amour que j’ai pour mon chum ne cesse de grandir. Nous sommes de plus en plus une équipe. Je l’ai clairement vu dernièrement. Je suis hyper méga reconnaissante de l’avoir dans ma vie.

Je réalise que je dois changer la façon dont je réagis à certaines situations. J’ai du travail sur moi à faire. Fière d’avoir fait ces réalisations!

Je suis entourée d’amies et d’une équipe extraordinaire qui, malgré le fait qu’elles m’ont vu capoter la semaine dernière (une vraie folle), m’aiment pareil et sont toujours là pour moi.

écrire

Puis même si j’ai peur de publier ce texte (vous vous souvenez, l’opinion des autres), ben je vais le faire, car j’ai toujours promis d’être honnête avec vous… beau temps, mauvais temps. Tout de même un drôle de timing avec la tempête qui s’abat sur nous présentement.

Puis ironiquement, en écrivant ces lignes, les larmes commencent à couler, des frissons jaillissent un peu partout dans mon corps et un seul mot me vient à l’esprit : OK.

Respire Jaime, respire.

Fais-toi confiance. Fais confiance.

Tout sera OK.

Amen.

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