Connaissez-vous Amélie Gougeon ?

Nous avons tous des rêves et des objectifs. Certains rêvent d’acheter leur première maison. D’autres aimeraient partir en voyage. Je connais des filles qui rêvent d’avoir un enfant ou encore qui ont hâte de planifier, un jour, leur mariage. Sur le plan journalier, je connais certaines personnes qui ont comme objectif d’avoir un peu plus de temps pour s’entrainer ou qui ont hâte d’essayer un nouveau restaurant.

Nos quotidiens sont remplis de rêves, d’aspirations, et ce depuis que nous sommes tout petits.

Petite, je me souviens d’avoir dit à mon amie qui me racontait son rêve de devenir vétérinaire : « Quoi, tu souhaites devenir vétérinaire ?!   Ouache, moi jamais je ne voudrais en devenir une. »   Maintenant, à 33 ans, quand je pense à ma réponse, je réalise que j’aurais dû répondre différemment, j’aurais dû l’appuyer, mais bon, j’étais une enfant et, lorsque nous sommes petits, nous ne réalisons pas toujours la conséquence que nos paroles peuvent avoir sur les autres. C’est l’innocence à l’état pur.

Par contre, en vieillissant, on réalise vite que nos mots peuvent blesser et que la vie est beaucoup plus grande et vaste que notre petit train-train quotidien.   Certains choisissent de faire attention. Malheureusement, il y en a d’autres qui décident de rester dans l’ignorance.

Durant les dernières années, j’ai vraiment appris l’importance du mot respect. J’ai réalisé que mes goûts, mes rêves, mes objectifs, même s’ils ne sont pas les mêmes que mon chum, ma famille, mes amis ou encore des gens que je ne connais pas… bien, on s’en fou ! Chacun a le droit de penser et de vouloir ce qu’il veut. C’est primordial de respecter les autres : leurs choix, leur quotidien, leurs valeurs, leurs rêves, etc. Il n’y a pas deux êtres pareils sur la terre, donc il va de soi que nous avons des aspirations différentes dans la vie.

Connaissez-vous Amélie Gougeon ?

J’ai fait sa connaissance, virtuellement, avant les Fêtes lorsque Véronique Cloutier a fait un appel à tous pour la suivre sur Twitter. Amélie a une maladie dégénérative, très rare, et incurable. Elle a un rêve. Elle ne désire pas gagner la loterie, ni d’aller à Walt Disney World… elle aimerait seulement atteindre 10 000 abonnés sur Twitter.

Malheureusement, depuis quelques jours, je vois des bêtises à son égard courir sur les médias sociaux. Certains critiquent son rêve. SVP, respectons-là. Il y a même des personnes qui ont commencé à la suivre et qui se sont désabonnées à la suite de ces tweets sur la plateforme sociale. Je vais être franche… au début, ces messages en 140 caractères sont venus me chercher. À certains moments je trouvais ça lourd puisque je me sentais impuissante. Je me suis également sentie interpellée par certains de ces messages (elle reçoit beaucoup de questions alors elle répond aux questions via son compte Twitter) :

« Est-ce que ça s’améliore ou se détériore? — Ça se ­détériore, parce qu’il n’y a aucun médicament pour guérir ma ­maladie. »

« Beaucoup de gens ont la même maladie? — Non, c’est une maladie rare. Il y a environ une quarantaine de cas dans le monde. »

Ces deux questions/réponses sont venues me pincer directement dans le cœur. Il y a 20 ans, mon père est mort d’une maladie incurable.  Sa vie se détériorait jour après jour et, dans le monde entier, seulement 74 personnes avaient la même maladie que lui. C’était une question de temps. Dans son cas, ça été très rapide. Vous pouvez donc comprendre que les mots d’Amélie me touchent énormément.

Depuis lundi, je me demande ce que je pourrais faire de plus. Je ne la connais pas, je fais simplement la suivre et lire ses messages quotidiennement. Mais, de ce que j’ai lu, sa vie est loin d’être évidente. Imaginez, seriez-vous capable de rester couché 24 heures sur 24 ?

Je pense également à mon mot d’ouverture du dernier rassemblement. Je racontais l’histoire (vraie) de Randy Pausch, un enseignant atteint  du cancer et qui allait mourir. Il a décidé d’écrire « son dernier discours » qui était en quelque sorte une réflexion sur sa vie. Entre outres, il raconte l’importance de nos rêves d’enfants et que, souvent dans la vie, sans s’en rendre compte, on réalise certains de ces rêves. Et qu’il ne fallait surtout pas oublier une chose… l’importance d’aider les autres à réaliser les leurs. Parfois, à l’aide d’un simple geste ou d’un petit mot ou un encouragement, on peut donner un coup de main à quelqu’un. Et ce petit geste peut changer une vie, faire toute une différence.

J’ai donc décidé d’écrire et de vous parler d’Amélie.

J’espère qu’en lisant ces mots, vous aurez le goût de m’aider à réaliser son rêve en la suivant sur Twitter. Suivez-la, écoutez-la… non seulement vous apprendrez à connaître une belle personne, mais, par le fait même, vous allez sûrement réaliser des choses sur vous-même. Et grâce à votre clique virtuelle, vous aiderez concrètement à réaliser le rêve de quelqu’un. N’est-ce pas formidable ?

Étant donné qu’Amélie doit rester coucher, elle s’est attachée au monde virtuel et elle aime beaucoup suivre ces personnalités préférées. Ce sont ces petits plaisirs de la vie. Beaucoup de personnalités la soutiennent, échangent avec elle, et je trouve magnifique de voir la générosité des gens.

Merci à Kim Lizotte et Sophie Durocher. Vos textes m’ont fait beaucoup réfléchir et m'ont amené à écrire celui-ci.  Merci.

Pour suivre Amélie, c’est par ici… https://twitter.com/AmayGougeon.
Imaginez si nous pouvions doubler, tripler ou quadruplé ce chiffre... allez, Twitter vous attend ! :-)

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