Hamburger, Quart de livre, Big Mac et compagnie

À part le pain, qu’est-ce que ces aliments ont en commun?  La viande. Du bœuf.

Dernièrement, je me suis rendue en Alberta, où j’ai eu droit à un avant-goût de l’hiver- il faisait froid (-10) pour le 3e voyage du programme Libre accès aux mamans de McDonald’s. Cette fois-ci, le thème abordé était le bœuf. Je dois vous dire que j’étais bien intriguée d’en apprendre davantage sur cet ingrédient qui parfois, suscite beaucoup de conversation... ou dirai-je de potinage.  Je me souviens au secondaire, quand j’allais en voyage de fin d’année à la Ronde, on allait toujours dîner au McDonald’s. Pourquoi?  Et bien la rumeur à l’époque était que les hamburgers du McDo contenaient de « l’anti-vomi » alors c’était parfait d’en manger avant de se lancer dans les manèges. Il fallait bien mettre toutes les chances de notre côté pour ne pas être malade!  Quand j’y pense, j’ai cru à cette légende urbaine et je suis convaincue que vous en avez sûrement entendu d’autres au sujet de la viande et des aliments servis chez McDonald’s.

Parfois, je crois que nous oublions que McDonald’s est une grande multinationale. Dans le monde alimentaire, tout est contrôlé, il y a des règlements pour tout. À la suite de mes recherches et aux visites chez les différents fournisseurs de McDonald’s,  j'ai constaté qu’il n’y a pas « d’anti-vomi » dans leur hamburger. Mais à l’époque, j’avais réellement des doutes.

Durant le voyage, nous avons visité une ferme pour voir comment ça se passe sur le terrain. Ensuite, nous nous sommes rendus chez Cargill, le fournisseur exclusif de viande hachée pour McDonald’s au Canada, afin de voir le processus de transformation.

Avant ce voyage, je m’étais préparée en faisant de la recherche, en visionnant des documentaires, car les hamburgers servis chez McDonald’s représentent une grande part de leur chiffre d’affaires. Si on jouait à un jeu et je devais nommer la première chose qui me vient en tête lorsque je pense au McDonald’s,  je dirais probablement Big Mac.

Nous avons visité la ferme Lewis, située à Spruce Grove en Alberta. Mme Buba, une agricultrice comme son père, son grand-père et même son arrière-grand-père nous a reçus chez elle et nous a expliqué de quelle façon les opérations se déroulaient à sa ferme. La visite m’a agréablement surprise. J’aurais bien aimé visiter plusieurs installations pour voir et comparer, mais par manque de temps, nous avons seulement visité une ferme. J’ai été contente de voir que les bœufs y sont très bien traités. Les bêtes ont beaucoup de place pour bouger et pour manger. Nous étions bien loin des images que j’avais en tête du film Food inc.

Quand les veaux naissent, ils passent quelque temps avec leurs mères pour l’allaitement.  Jusqu’à l’âge de 9-10 mois, les bœufs vivent dans la prairie. Ensuite, ils sont amenés à des parcs d’engraissement où les animaux passent de 90 à 200 jours. Une fois que les bêtes ont atteint le poids recherché, elles sont prêtes pour l’abattage.

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé des informations sur les antibiotiques, les vaccins et les hormones. Voici ce que j’ai appris.

  • À la naissance, les veaux prennent une dose d’antibiotiques. Ensuite, ils en reçoivent seulement au besoin; lorsqu’ils sont malades.
  • Les animaux se font vaccinés deux fois; à 3 et à 8 mois.
  • Certains bœufs reçoivent des hormones.  Ces dernières sont données lorsque les animaux arrivent aux parcs d’engraissement. Ce ne sont pas tous les bœufs qui reçoivent des hormones de croissance. C’est à la discrétion de l’agriculteur. Fait à noter, cette hormone n’est pas donnée en injection, mais plutôt un élément qui est posé dans l’oreille de l’animal. Ça ne lui fait pas mal et les hormones sont absorbées par le sang.
  • La prise d’hormones fait en sorte que la viande devient moins grasse.

En ce qui concerne leur alimentation, dans la prairie, les bœufs mangent de l’herbe. Une fois rendus aux parcs d’engraissement, leur alimentation est constituée d’un mélange d’herbe, de fourrage et de grains (avoine, orge, etc.).

Le lendemain, nous nous sommes rendus à Cargill, le fournisseur de viande hachée pour McDonald’s, pour voir comment la viande est transformée. Cargill a des usines un peu partout dans le monde. Celle que nous avons visitée était située à Spruce Grove en Alberta. J’ai été très surprise de voir à quel point le processus est simple. Je vous explique.

Tout d’abord, Cargill reçoit la viande. J’ai vu et j’ai même touché à la viande reçue qui est la même que celle qu’on retrouve en épicerie.  Une fois la viande livrée, elle est inspectée. Ensuite, on la met dans un immense réfrigérateur.  Celle-ci sera hachée deux fois.  Après la 1re fois, elle est refroidie et hachée à nouveau avec deux sortes de viande- une plus maigre et une autre plus grasse pour créer la consistance désirée, soit un mélange « mi-maigre ». Lors du 2e hachage, la viande est également inspectée pour enlever toutes traces d’imperfection (os, cartilage, etc.).

Le mélange final est donc transformé en boulettes. La machine utilisée ressemble à ce qu’on utiliserait pour former des biscuits. Avant d’être congelées, les viandes à hamburgers sont arrosées avec de l’eau pour éviter une déshydratation lors de la congélation. Ensuite, le tout est congelé, testé, une dernière vérification est faite (détecteur de métal), puis les gens procèdent à la mise en boite.

Avant d’être envoyée au centre de distribution, la viande est testée à nouveau pour la qualité et pour détecter la présence de la bactérie le E. coli.

Voici quelques faits intéressants sur l’usine Cargill de Spruce Grove :

  • 92 employés y travaillent à temps plein;
  • Ils fabriquent 70 millions de livres de viande hachée annuellement;
  • Ça prend quatre heures par jour pour tout nettoyer et désinfecter;
  • Tous les jours, environ 2 400 tests de contrôle et de qualité sont effectués;
  • En seulement trois à quatre semaines, la viande est transformée, envoyée au centre de distribution, ensuite livrée au restaurant avant d’être consommée.

Ce qui m’a le plus marqué dans le processus de transformation est le fait que rien n’est ajouté à la viande. Aucune chapelure, aucune épice, aucun additif alimentaire, pas d’œufs, ni de la farine. RIEN!  La fameuse boulette est donc faite avec de la viande seulement… contrairement à la croyance populaire. Voilà pourquoi le processus est si simple. La viande arrive, est inspectée, transformée, congelée et hop!, le tour est joué.

Malgré le temps froid (je suis une personne assez frileuse), j’ai apprécié ma visite de la ferme et celle des installations Cargill. J’aime avoir la chance de voir ce qui se passe avec mes propres yeux.

Le mois prochain, ce sera déjà notre dernier voyage. Ce sera un drôle de mélange, car nous irons mettre la main à la pâte dans un restaurant McDonald’s. Aussi, nous irons voir les étapes de transformation des croquettes de poulet, puis nous terminerons le tout avec la visite d’un Manoir Ronald McDonald.

D’ici là, rendez-vous sur mon blogue pour voir d’autres photos de ce voyage. De plus, si vous désirez avoir plus d’informations sur le bœuf élevé au Canada, je vous invite à visiter ce site : http://www.canadianbeef.info/ca/fr/orderresources.aspx.  Vous y trouverez une panoplie d’informations.

Par ailleurs, si vous avez des questions ou commentaires, n’hésitez surtout pas à entrer en communication avec moi via mon site ou encore via Twitter (@jesuisunemaman).

À bientôt!

 

« Décharge : Je suis blogueuse pour le programme Libre accès aux mamans et je reçois compensation pour mon affiliation avec ce groupe. Les opinions sur ce blogue, cependant, sont bien les miennes ».

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