5 trucs infaillibles pour éliminer les crises du terrible 2

Les fameuses crises du bacon de nos 2-3 ans! Nos touts-petits ont du mal, à cet âge, à gérer leur colère et les désappointements de la vie. Voici quelques petits trucs qui ont bien fonctionné pour nous. :

 Crédit photo : Émilie Poirier

Crédit photo : Émilie Poirier

1. Tenter de comprendre sa colère, et le lui dire (ex. : Je comprends que tu sois fâché que nous restions à l’intérieur, mais maman doit préparer le souper.)

En lui démontrant que vous le comprenez, il voit que ses sentiments sont importants et pris en compte. L’enfant a aussi une explication du refus qui le fâche. Ne riez pas de lui non plus, et ne vous fâchez pas après lui; l’enfant aurait l’impression que vous riez de sa peine ou qu’il n’a pas le droit d’avoir des émotions négatives.

Chez-moi, l’intensité de la colère diminue déjà à ce stade.

2. Si c’est possible et logique dans la situation, proposez un compromis (ex. : Nous devons rester à l’intérieur pour l’instant, mais nous pourrons aller dehors après le souper.)

En offrant une alternative, lorsque c’est possible, l’enfant a l’impression de voir son désir satisfait, même si c’est plus loin dans le temps. Il faut quand même faire attention à ne pas tomber dans le piège d’acheter l’enfant pour éviter les crises; un non parental doit rester un non.

Tout en restant ferme sur mes décisions, proposer un compromis lorsque possible a amené de bons résultats à moyen terme. Plutôt que de faire une crise, ma fille me demande maintenant (dans ses mots) s’il est possible de différer sa demande. Elle sait aussi qu’un non reste un non, peu importe les cris qu’elle peut pousser. Elle a vu que les crises sont inutiles si elles sont dans le but de me faire fléchir.

3. Ne pas accorder trop d’attention à une crise

Sans minimiser les sentiments de votre enfant, n’en faites pas tout un plat ; les touts-petits font des crises, c’est normal. Ne devenez pas tout à l’envers lorsque ça arrive. Laissez-le extérioriser sa frustration, tout en démontrant que vous le comprenez. Si ses cris viennent vous chercher et que vous vous sentez devenir agressif, changez de pièce et prenez de grandes respirations pour vous calmer. N’oubliez pas que vous n’êtes pas seuls; de très nombreux parents vivent la même chose que vous.

4. Aidez votre enfant à se calmer

Les touts-petits ont souvent de la difficulté à se calmer eux-mêmes. Apprenez-lui à prendre de grandes respirations en vous mettant à sa hauteur et en le faisant vous-même. Votre enfant peut trouver plus facile de serrer fort sa doudou ou son toutou dans ses bras pour se calmer. L’important est de trouver un truc qui fonctionne pour lui.

Au début, nous pouvions faire ce truc seulement vers la fin de la crise, lorsque l’intensité commençait déjà à diminuer. Avec le temps, les crises devenaient moins intenses, et nous pouvions le faire dès le début. Maintenant, elle le fait souvent elle-même, sans aide.

5. Apprenez-lui à mettre des mots sur ses émotions, et à comprendre que c’est normal de les vivre (ex. : Tu es fâché en ce moment et c’est normal, mais ça ne change pas le fait que nous devons rester à l’intérieur. Ou encore : Tu es content en ce moment de jouer dehors, n’est-ce pas? Moi aussi je suis content de jouer dehors!)

Que ce soit des émotions positives ou négatives, votre enfant doit apprendre à les nommer et à les reconnaître. Lorsque vous vivez vous-même une émotion et lorsque vous voyez que votre enfant en vit une, nommez-la. Il trouvera peut-être plus facile de dire ses émotions négatives à un toutou, par exemple. À force d’essayer de le faire extérioriser ses émotions, vous trouverez les trucs qui fonctionnent le mieux pour lui.

Ma fille de bientôt 3 ans nomme de plus en plus ses émotions et ceci l’aide à les accepter. Ça nous aide aussi comme parents à mieux les reconnaître pour l’aider à les gérer sereinement.

6. Montrez le bon exemple

Lorsque vous-même êtes fâché, que ce soit après votre enfant, votre conjoint, une situation, etc., réagissez de la façon que vous souhaiteriez que votre enfant réagisse lorsqu’il est fâché. Il y a de bonnes chances qu’il apprenne en vous imitant.

Pour notre part, nous avons dû faire des efforts pour éliminer quelques mots bibliques quand nous avons entendu notre fille les répéter au supermarché...

Ces trucs nous ont aider à diminuer de beaucoup la fréquence et l’intensité des crises. Tellement, que j’ai dû lui demander de jouer la comédie pour la photo de l’article... Et vous, avez-vous des trucs qui ont fonctionné pour vous?

Article rédigé par Émilie Poirier