10 trucs de mamans pour démarrer l’allaitement

Mes quatre enfants ont eu des débuts de vie différents. J’ai choisi de les allaiter tous les quatre, non sans difficulté. En fait, je crois avoir fait le tour des problèmes d’allaitement (non médicaux). Perte de poids, prise de poids lente, bébé de petit poids, jaunisse (de légère à sévère), mastite, gerçure (au sang), frein de langue trop court, intolérance aux protéines bovines, reflux médicamenté, et probablement d’autres que j’oublis!

J’ai donc, au fil des bébés, rempli mon sac à outils de trucs et conseils pour démarrer un allaitement difficile. À ma quatrième, je pensais les connaître tous. Pourtant, elle ne parvenait pas à prendre du poids.

Quand elle avait une dizaine de jours, j’ai demandé conseil à la superbe communauté que nous sommes ; je croyais en l’allaitement et je me disais qu’il devait rester un truc que je n’avais pas encore essayé ! Comme de fait, la majorité des trucs, je les connaissais. Malgré cela, c’est en grosse partie grâce à l’expérience des mamans que j’ai trouvé : ma fille avait froid! Pendant quelques jours, j’ai fait du peau à peau avec elle. Jour et nuit. Elle dormait dans mon lit (dans un petit cocon entre nos oreillers, elle profitait donc de nos chaleurs) et quand elle n’était pas collée en peau à peau, elle était habillée de la tête aux pieds : bas, cache-couche, pyjama de polar, pantoufles, petit bonnet et doudou pour couronner le tout. J’ai limité les contacts avec les autres ;  frère, sœurs, tantes, oncles, grands-parents… même papa s’est empêché de la prendre, le temps qu’elle prenne le bon bord. À 4 mois et demi, elle est encore mini, mais au moins, elle va bien! Oh et elle a commencé à avoir chaud quand elle est trop couverte!

 Crédit photo : Catherine Galarneau

Crédit photo : Catherine Galarneau

J’ai donc pensé réunir ici les conseils de maman, à partager avec toutes les mamans qui ont choisi d’allaiter. L’entraide entre mamans, c’est génial !

1. Ne vous inquiétez pas trop. La prise de poids est un indicateur que l’allaitement et le bébé vont bien, mais ce n’est pas le seul. Et un bébé est capable d’en prendre. Un bébé qui ne prend pas de poids est à surveiller et à aider, des ajustements doivent être faits, mais bébé n’est pas nécessairement en danger immédiat.

2. Demander de l’aide. Entourez-vous d’une marraine d’allaitement (la ligue de la leche, Nourri-Source) ou consulter une conseillère en allaitement une IBCLC. Elles sont spécialement formées pour soutenir l’allaitement.

3. Faites du peau à peau. C’est réellement magique ! En plus d’être agréable, c’est ce qui a sauvé mon allaitement avec ma dernière. Les bienfaits sont énormes! Gâtez-vous!

4. Allaiter fréquemment. Dès les premiers signes d’éveil, mettre bébé au sein. S’il dort beaucoup, on le réveille aux 2-3 heures. J’ai allaité mes bébés aux 2heures jour et nuit. Et ma dernière, c’était aux 1h30. Puis, ça s’est espacé naturellement ou bout de quelques semaines.

5. Donner deux fois le même sein. Plutôt que d’alterner les seins, on donne deux fois le même. Le lait de début de tétée est plus riche en eau et devient de plus en plus gras. Donc, au deuxième tour, bébé boit plus de gras. *Pour un bébé actif qui ne prend pas de poids.

6. Faire plusieurs alternances de sein. Dès que bébé ralentit le boire, on le change de côté. Ça stimule le réflexe d’éjection et ça stimule un bébé trop endormi. On peut changer plusieurs fois de côté. *pour un bébé somnolent qui ne boit pas activement.  

7. Limiter les pertes d’énergie. S’assurer que bébé reste au chaud et ne pas le laisser pleurer ou chigner. On peut réchauffer le lit de bébé avant de l’y installer, avec un sac magique ou une bouillotte (que l’on retire avant de mettre bébé !). On distance les bains pour éviter la perte de chaleur. J’ai remplacé le bain par du peau à peau dans la douche, ma fille adorait ça (et moi aussi)!

8. Faire des compressions. Quand bébé ralentit le rythme, on fait des compressions du sein, pour lui donner un peu de lait « gratuitement » et lui donner le goût de boire encore. Ne pas faire la compression trop près du mamelon pour éviter de briser la succion. *demander conseil pour vous assurer de bien les faire.

9. Complémenter. À la fin du boire, on donne à bébé un complément de lait maternel préalablement extrait ou encore, du lait maternisé, conçu pour bébé. On évite le biberon le plus possible. Il existe différentes façons de le donner au bébé : DAL, cuiller, petit « cup ».

10.  Prendre les conseils des autres mamans avec un grain de sel. Ce qui est bon pour une maman ou pour un bébé ne le sera pas nécessairement pour un autre. Suffit de trouver LE BON truc pour vous et votre bébé !

La réussite de votre allaitement dépend grandement de votre volonté à allaiter. Sans jugement aucun, nous n’avons pas toutes les mêmes limites. Si vous voulez, vous pouvez! Ce sera peut-être une grosse épreuve, mais c’est POSSIBLE! Et si vous atteignez votre limite et choisissez lebiberon, faites-le avec la paix d’esprit.

Merci les mamans pour vos conseils!

Article rédigé par Catherine Galarneau