Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme

Cette célèbre maxime, on la doit à Antoine Lavoisier, chimiste des années 1780. Dans son contexte d’origine, le savant scientifique fait référence à la matière qui change et se transforme selon les réactions chimiques. Aussi philosophe, monsieur Lavoisier venait de mettre en mots selon moi, ce qu’est le cycle de la vie.

J’ai eu le goût, par le biais de cette maxime, de vous faire la démonstration qu’elle s’applique drôlement bien aux changements qu’apportent la maternité et que de cultiver une attitude positive est souvent une question de perspective.

En devenant maman, j’ai perdu des heures de sommeil, mais j’ai gagné des heures de vie ! Ce sommeil qui m’était si précieux s’est transformé en moments à découvrir ce nouvel être à toutes les heures possibles du cadran. Pas toujours évident, mais ce n’est qu’une période, ça aussi ça se transforme, un jour, il deviendra adolescent ! Et comme le dit si bien mon beau-frère hyperactif, j’aurai bien assez de temps pour dormir à ma mort.

rien. ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme

Avec l’arrivée de la maternité, on perd un peu de sa liberté. Au début de sa vie, un mini être humain compte sur nous pour survivre. Ça donne le vertige à trop y penser. Ce que l’on gagne alors? La satisfaction de voir évoluer cet enfant aux besoins comblés par ses parents. Cette liberté que je prenais pour acquis avant d’être une maman s’est transformée en immenses moments de gratitude lorsque j’ai des moments à moi. 

Avant, je me retournais en entendant mon prénom. Aujourd’hui, du haut de ses deux ans, mon fils m’appelle (voir crie) « MAMAN » au moins 100 fois par heure. Maman, vient voir ça, maman c’est quoi ça, maman j’ai faim, maman où es-tu? C’est parfois étourdissant dans le feu de l’action. Mais quand j’y pense, j’ai le bonheur et le privilège de me faire appeler maman. L’assemblage de ses deux syllabes porté par le son de sa petite voix d’enfant me donne le plus beau des noms qui soit. Isabelle s’est transformée en une version améliorée : super maman Isabelle ! Et après tout, lui aussi se transformera, il grandira et il gagnera en autonomie bien assez vite et les « mamans » seront moins présents.

La maternité a aussi tranquillement transformé ma garde-robe au cours des saisons; moins de tailleur, plus de vêtements dédiés à bouger et courir après mon petit citron. Moins de sorties au resto, mais plus de bonnes bouffes en famille à la maison. Moins de spontanéité, mais le réconfort d’une routine enveloppante.

Dans tout cela, je n’ai pas perdu qui je suis, mais j’ai l’impression d’être plus que ce que j’étais! J’ai certainement un regard nouveau sur la vie et ses priorités depuis que j’ai commencé l’aventure de la maternité. Puis de son côté, au fil des mois et des années mon fils évolue, apprend et prend sa place dans son petit monde. C’est si beau le cycle de la vie. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Article rédigé par Isabelle George

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