Quand la séparation est la meilleure option

Il y a maintenant un peu plus de deux ans, j’ai pris l’une des plus importantes décisions de ma vie… celle de me séparer. Quitter le nid familial et recommencer à zéro. Ceux qui ont vécu ce bouleversement savent que ce n’est pas quelque chose que l’on fait à la légère. On a cette vive impression de littéralement déchirer ses enfants et de leur imposer une réalité qu’ils n’ont pas choisie. Mais on fonce quand même, sans trop regarder en arrière, en se disant qu’on prend la bonne décision, motivée par l’amour qu’on porte pour eux.

séparation, famille

Car si oui, à la base, il s’agit d’un geste égoïste de penser à notre propre bonheur, quand on y réfléchit bien, on réalise que leur bonheur est intrinsèquement lié au nôtre. Et que de décider de faire cavalier seul, même si ça amène son lot de difficultés (le mot est faible), ça peut parfois représenter à nos yeux la seule façon d’offrir à ses enfants une meilleure vie et de meilleurs parents. Oui, vous avez bien lu. Je considère que nous sommes devenus bien plus présents et disponibles depuis que nous avons nos amours une semaine sur deux. Je crois que c’était pour nous la meilleure façon de garantir à nos enfants qu’ils grandiraient dans un environnement harmonieux avec des parents heureux.

J’ai réalisé que c’est en acceptant de quitter ce cocon, que je m’efforçais pourtant jour après jour de protéger de la réalité, que je réussirais à sauvegarder ce qu’on avait construit de plus beau jusque là. Mes amours n’auront jamais été témoins de chicanes entre papa et maman. Pour eux, nous avons simplement cessé d’habiter sous le même toit. Et les frustrations quotidiennes ont fait place à l’envie de profiter de chaque instant passé en leur compagnie. Les retrouver après une semaine passée sans eux devient une fête. On sent son coeur prêt à exploser, avide de les voir grandir et s’émerveiller auprès nous pour la prochaine semaine.

Bien sûr qu’il m’arrive d’être impatiente, de hausser le ton, de mettre en conséquence. Mais au final, quand ils sont avec moi, mes enfants sont avec la vraie Jasmine. Celle qui danse et chante leurs chansons préférées en boucle, qui construit des cabanes avec les draps propres et qui permet de manger dans le salon sans regarder les miettes s’éparpiller sur le plancher. Après tout, j’aurai toute la semaine prochaine pour passer la balayeuse.

Article rédigé par Jasmine Harnois-Lepage

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