Gars ou fille ? Pourquoi j’ai choisi de garder la surprise

À mon premier enfant, il y a bientôt six ans, nous avions décidé de garder la surprise quant à son sexe. Nous étions tellement heureux, que seule sa santé nous importait. J’ai aimé le fait de me laisser porter par mes sentiments, par mes intuitions. J’avais l’impression d’être vraiment connectée à mon bébé, de l’aimer au complet, peu importe ce qu’il était. Connaître son sexe pendant la grossesse avait pour moi autant d’importance que sa couleur de cheveux; c’est-à-dire, bien peu. Je l’aimerais à part entière, gars, fille, blond, roux, noir…

Nous avons adoré l’attente et surtout, la grande découverte à sa naissance.  

 Crédit photo : Catherine Galarneau

Crédit photo : Catherine Galarneau

À mon deuxième, il m’a semblé normal de revivre la même expérience. Je voulais à nouveau me laisser envahir par des intuitions, mes sentiments. Je voulais à nouveau vivre cette surprise, qui est tellement belle! Je me suis tellement amusée à sonder les gens de mon entourage, observer les signes. J’ai eu du plaisir à faire des tests de grand-mère, qui bien souvent se contredisaient.

À mon troisième, je me suis questionnée. J’hésitais entre revivre cette belle expérience qu’est la surprise ou vivre ma grossesse différemment. Le matin de mon écho, je me posais encore la question. Pour ne pas prendre une décision trop vite et la regretter, nous avons choisi de garder la surprise, encore une fois.

Et là, le quatrième. L’hésitation a repris. J’ai réalisé que je me cherchais une « bonne » raison pour demander le sexe, parce qu’on fond, la surprise collait mieux à moi, à nous, à nos valeurs. Nous avons demandé à la communauté Je suis une maman les raisons qui ont poussé les mamans à demandé le sexe de bébé. Non seulement rien ne m’a convaincu de le demander, mais je dirais même que les réponses m’ont confirmé que nous vivrions mieux avec la surprise.

Préparer la chambre : je préfère faire une chambre neutre qui vieillira avec l’enfant (pour ne par avoir à refaire une chambre de « grand » deux ou trois ans plus tard.) De plus, je n’aime pas l’idée d’imposer une couleur stéréotypée à mon enfant à naitre. Pour ne pas tomber dans le stéréotype ni dans le matérialiste, quoi de mieux que de garder la surprise!

Acheter des vêtements : d’abord, je sais que mon bébé sera beau dans n’importe quel pyjama, aussi neutre soit-il. Ensuite, on ne peut pas prévoir pas la grosseur ni la grandeur du bébé. Ma Minipuce a porté du prématuré pendant environ trois semaines et sa sœur, née au même terme a passé sa première semaine nue (photothérapie oblige), pour ensuite porter des tailles un et trois mois rapidement. Elles avaient près de deux livres de différence à la naissance. Quand on attend une surprise, les gens autour attendent aussi avant d’acheter des vêtements. Quand le bébé naît, ils s’empressent d’y aller et voilà les pyjamas et les vêtements qui conviennent à la taille et au sexe de bébé!

Penser au prénom : nous n’aimions pas l’idée de prénommer un bébé sans même l’avoir vu, sans l’avoir laissé exprimer son caractère. Chaque fois, nous avons laissé le bébé vivre un peu avant de lui donner son prénom. Quelle tâche colossale, d’ailleurs!

Par curiosité, simplement : Ça, ça aurait été la meilleure raison. La plus simple, aussi. J’avais tellement hâte de savoir, de le voir, de le toucher, etc. Mais, en gardant la surprise, je me suis trouvée forte, puissante. En ne cédant pas à cette (TRÈS) grande tentation, j’avais l’impression que je pourrais tout surmonter! Et aussi, je crois que j’aurais beaucoup de difficulté à vivre avec une erreur.

Je n’ai donc pas trouvé de raison valable (POUR MOI) pour demander le sexe de mon enfant. Et même si j’avais voulu le savoir, Bébé avait les jambes tellement serrées que je ne l’aurais pas su. La technicienne n’est pas certaine d’avoir bien vu. Bébé n’était pas très coopératif, je dois même repasser un écho pour vérifier certaines petites choses, comme son cœur, ses reins et... ses organes génitaux!

Et vous, avez-vous gardé la surprise ou non?

P.S.: Aussi contradictoire que cela puisse paraître, j’adooooore quand les gens autour de moi demandent le sexe de leur bébé, autant que j’adore avoir ma surprise à moi!

Article rédigé par Catherine Galarneau