Noël et la garde partagée

Mes collaboratrices Annie et Cynthia nous présentent leur réalité : vivre le temps des Fêtes quand on est séparé. Comment ça peut bien se passer chez certains, et moins bien chez d'autres...

Je n’aime pas Noël depuis que j’ai des enfants.  Voilà, c’est dit.

Au départ, c’était déjà difficile.  Nous habitions Gatineau, ma famille est sur la Rive-Nord de Montréal, celle de papa à Québec. Nous voulions créer notre noyau de traditions rien qu’à nous avec nos enfants, mais les grands-parents voulaient eux aussi poursuivre la tradition chacun de leur côté avec leurs propres enfants!  Après quelques années d’entre-déchirements, nous avions réussi à trouver un équilibre.  Jusqu’à ce qu'on se sépare.

Garde partagée, familles recomposées ; nous voilà maintenant à devoir conjuguer les horaires de plus de 10 familles différentes!  Les enfants avec papa, les enfants avec maman, la famille de la conjointe de papa, la famille du conjoint de maman (dont les deux mamans des deux enfants du conjoint de maman!).  Les grands-parents paternels, les grands-parents maternels.  Les oncles du côté paternel (et leurs conjoints, et leurs famille!), la tante du côté maternel (et son conjoint et sa famille à lui!)

Vous me suivez toujours?

Bref, pour arriver à avoir mes fils à moi une seule soirée entre le 24 décembre et le 1er janvier, je dois vérifier les dates de tout ce beau monde là, parce qu’il ne faudrait surtout pas décevoir la famille de papa ni la famille de maman en ne pouvant pas fêter tous ensemble au moins un soir. Et la famille du conjoint.  Et la famille de la conjointe.

Je n’aime pas Noël.

Chez vous, ça se passe mieux? 

Témoignage d'Annie Goudreau
Son blogue : Morceaux-arc-en-ciel


J’adore Noël. Je viens d’une famille unie pour qui Noël a toujours été, et de loin, LA fête de l’année. Ma mère est folle de cette fête et décorait la maison un mois d’avance, elle achetait chaque année de nouvelles décorations et les cadeaux… Ouf. Je m’en souviens encore! Nous fêtions les 4 ensemble, parfois nous allions chez une tante, mais ce n’était jamais de gros partys avec un tas de gens à qui tu as à peine le temps d’adresser la parole.

Je voulais la même chose pour mes filles. Mais je me suis séparée. Et puis après?

Aussi fou que cela puisse paraître, leur père et moi continuons nos partys de famille… en famille! C’est plus simple puisque nous n’avons pas de nouveaux conjoints, je dois l’admettre. Mais nous avons tous deux l’envie d’être avec nos enfants pour cette fête si importante à leurs yeux et nous ne voulons pas priver l’autre parent d’un tel bonheur.

Notre truc? On réserve le 24 décembre pour souper et fêter en famille. On se met chic, on mange une bonne bouffe extra desserts et on déballe les cadeaux de papa et maman. Les autres jours pourront être divisés entre papa et maman!

Joyeuses Fêtes!

Témoignage de Cynthia Côté
@Cynthia_Cote