L’entrée à la maternelle : une étape déjà franchie pour mes deux plus grands

L’automne, plusieurs enfants, mais aussi plusieurs parents, vivent une nouvelle étape : l’entrée à la maternelle. Je me rappelle encore très bien ces moments puisque ma fille a commencé l’école, il y a trois ans, et mon garçon, l’an dernier. Je dois dire que j’étais un peu plus stressée la première fois. Je sentais d’ailleurs ma fille inquiète. Elle faisait même des cauchemars. Je me devais donc de la rassurer. Je prenais alors le temps de répondre à ses questions, je lui expliquais en quoi consiste l’école et lui rappelais souvent que plusieurs enfants de notre quartier commençaient aussi la maternelle cette année-là. Je n’oubliais surtout pas de lui dire qu’elle allait s’amuser et apprendre des choses nouvelles. Elle semblait apprécier que je prenne le temps de lui expliquer. J’en ai profité aussi pour décrire le rôle du professeur; qu’il organisait des activités en classe, inventait des jeux, faisait faire des bricolages, des dessins et beaucoup d’autres choses encore. Je lui parlais aussi des récréations, des sorties et des activités parascolaires sans oublier de lui raconter mes propres souvenirs et de lui faire part de mes activités préférées quand j’avais à peu près son âge.

Comme elle me demandait souvent dans combien de dodos elle allait commencer l’école, je lui avais imprimé un calendrier pour qu’elle puisse faire un X chaque jour du mois d’août. Chaque matin, elle s’empressait d’aller faire son X et de compter le nombre de jours qu’il restait avant sa rentrée. Afin qu’elle se sente impliquée davantage, elle est venue avec moi acheter son matériel scolaire. Elle a ainsi pu choisir certains articles et elle en était très fière. Par la suite, elle m’a aidé à identifier ses crayons, gommes à effacer, bâtons de colle, etc.

En tant que maman, j’ai essayé de gérer mon propre stress par rapport à cette nouvelle étape. J’ai pris le temps de faire une liste des choses à faire et à ne pas oublier et ça m’a beaucoup aidé. Au fond de moi, je savais qu’elle était prête et j’avais confiance en elle. Évidemment, j’ai eu un petit pincement au cœur lorsqu’elle a quitté la maison pour sa première journée, mais je la sentais tellement fière d’accéder à la « cour des grands ».

La rentrée en maternelle

Quant à mon garçon, il avait hâte de commencer. Il avait tellement entendu parler de l’école par sa sœur et y était allé souvent pour la chercher. D’ailleurs, je crois que c’est une bonne chose que l’enfant puisse voir l’environnement dans lequel il évoluera. Il peut, dès lors, déjà se familiariser, rencontrer des élèves et des adultes qu’il côtoiera. Lui aussi notait les jours sur le calendrier et a participé aux choix de ses articles scolaires. Il a vécu cette étape comme un grand et s’est très bien intégré. Évidemment, il devait s’adapter à un nouveau rythme alors il était plus fatigué au cours des premières semaines. Le plus difficile pour moi était de ne pas lui poser mille et une questions après sa journée d’école. Comme il vaut mieux ne pas trop mettre de pression, j’y allais plutôt d’une simple question : as-tu passé une bonne journée? Parfois, il répondait tout simplement « oui » et à d’autres occasions, il était plus bavard.

Voici, en terminant, quelques pistes pour faciliter l’entrée en maternelle :

-          Expliquer la nouvelle routine en donnant des repères temporels simples (activités en classe, collation, dîner, repos, etc.)

-          Énumérer les choses qui ne changeront pas

-          Visiter l’école à l’avance

-          Aider l’enfant à rencontrer des amis de l’école

-          Écouter ses peurs et ses craintes

-          Insérer un petit message spécial dans sa boîte à lunch ou son sac à dos.

Cet automne, ma fille sera en troisième année et mon fils, en première, mais j’aurai une pensée pour tous les enfants et surtout toutes les mamans qui vivront leur « grande première » et qui salueront leur enfant de la main lorsque celui-ci montera dans l’autobus.

Bonne première rentrée!

Article rédigé par Marie-Josée Gaudreau