Le monde extérieur, une menace?

spectacle live, sécurité des enfants, manchester

Le lendemain de l'attentat à Manchester, je devais acheter deux billets pour amener ma fille, cet automne, à son premier spectacle de musique dans un grand amphithéâtre. Ironique de même. Je vous mentirais si je ne vous avouais pas qu’en apprenant l’âge des victimes, j’ai immédiatement pensé changer d’idée et trouver autre chose à lui donner pour son anniversaire. Même si depuis plus de 2 ans, je guette l'annonce d'une tournée qui s'arrêterait enfin au Québec. Car ma puce connaît toutes ses chansons par coeur (dans un anglais approximatif, j’en conviens), qu’elle adorerait voir son artiste préférée en chair et en os, et que je sais qu'on se souvient toute notre vie de notre premier spectacle ‘’live’’.

Mais voilà, on vit dans un monde où des fanatiques sont prêts à mourir pour nous prouver que nous n’avons pas choisi le bon mode de vie et où l’intolérance mène à la destruction sans distinction de sexe, d’âge ou de race.

Alors qu’est-ce qu’on fait? Doit-on éviter les foules, les grands rassemblements? Ne plus faire de tourisme, voir ce qu’il y a de beau ailleurs que chez soi? On se referme sur nous-mêmes et on n’ouvre plus la porte? J’exagère, trouvez-vous? Si peu à en croire certains...

Dès que notre progéniture pousse son premier cri, c’est le son du glas pour tout parent. Le début des cheveux blancs. Normal! La moindre fièvre avant 12 mois nécessite une visite à la clinique. Et que dire de l’inquiétude que peut susciter son développement (est-il normal qu’il ne fasse pas encore ceci ou cela?) Puis, vient la garderie et ses morsures et ecchymoses de toutes sortes. Mais ça, ce n’est rien tant que vous n’avez pas connu l’école et son lot d’intimidation, de rejet ou de bagarres. Sans oublier les premières sorties au parc ou les virées en vélo plus loin que l’allée familiale, sans papa ou maman pour nous surveiller. Le monde entier est une menace pour nos enfants. Tout dehors a un potentiel de danger à leur sécurité.

Comment y survivre sans y laisser sa santé mentale ni surprotéger son enfant (et lui garantir des années de thérapie pour le futur)? Je ne prétends pas avoir la réponse. Mais ce que je sais, c’est que cet automne j’amènerai ma fille assister à une mémorable soirée dont elle se souviendra toute sa vie. Et moi aussi.

Article rédigé par Jasmine Harnois-Lepage

 

Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Instagram