Le jour où j’ai arrêté de fumer. Encore.

Arrêter de fumer, c’est un calvaire, un vrai de vrai, que seul les fumeurs et ex-fumeurs peuvent comprendre. C’est plus qu’un besoin de nicotine, c’est pratiquement toujours tout ce qui entoure LE moment qui nous rend accro. Pour certaines personnes, c’est un moment social, pour moi, pendant longtemps, ça a été mon moment à moi toute seule, le seul « plaisir » que je me permettais dans mon horaire de fou.   

Fumer

Vous raconter mon histoire de fumeuse serait long, nous avons tous nos raisons personnelles qui nous poussent à commencer à fumer. L’envie de casser l’image de premier de classe trop tranquille, le besoin de créer des liens rapidement, le désir de s’intégrer dans un groupe en particulier, l’envie de se rebeller, ou encore le besoin d’une béquille temporaire, chaque fumeur a pris sa première bouffée pour une raison beaucoup plus profonde que de simplement « faire comme les autres ». 

En ce qui me concerne, la première fois, puis toutes les fois où j’ai rechuté, ça a été pour des raisons bien précises. Ma dernière rechute s’est produite après un arrêt de 8 ans ! À l’époque, submergée par des problèmes et des questionnements au sujet de mon plus jeune fils qui avait on-ne-sait-quoi, j’ai eu besoin d’une béquille psychologique. Et après avoir hésité entre le psy et la cigarette, j’ai stupidement décidé que la cigarette me coûterait moins cher, puisque j’en voulais juste une ou deux avec des amis ce soir-là. Ben oui !

5 ans plus tard (et d’innombrables paquets de cigarettes plus tard également !), après avoir obtenu des diagnostics pour mon fils, après avoir reçu de l’aide et du soutien pour lui, après un divorce et une nouvelle maison, après avoir bien ancré les bases de ma nouvelle vie, j’ai décidé que je n’avais plus besoin de ma béquille. 

Pendant 5 ans, j’ai acheté mes cigarettes un paquet à la fois, jamais en cartouche, parce que dans ma tête, c’était une mesure « temporaire », c’était social, et même lorsque j’ai commencé à fumer dans ma voiture en allant et revenant du travail, je me disais que c’était la dernière fois que je faisais ça. À chacune des cigarettes…

Et un jour, ça a vraiment été la dernière, comme un déclic dans ma tête, je l’ai su. Il me restait pourtant la moitié d’un paquet dans mon sac, que j’ai gardé sur moi pendant des semaines sans jamais y retoucher !

Le 31 mai est la journée « Sans tabac ». Je suis fière de dire que je célèbre cette journée depuis plus d’un an et demi maintenant, et je crois que ma 3ième tentative sérieuse pour arrêter de fumer sera la bonne.    J’ai encore souvent envie de fumer, mais j’arrive à résister à la tentation, parce que je sais que fumer socialement, c’est fumer quand même !

Ma vie sans tabac, elle sent bon, elle goûte bon !    Courage à tous ceux et celles qui ont essayé, qui essaient encore, c’est possible de se sortir de cette prison ! Pour y arriver, il faut le faire pour la bonne raison toutefois. Il faut le faire pour SOI. Bonne chance ! 

Article rédigé par Annie Goudreau
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