La peur du Lapin de Pâques

Cette année, Fiston me parle beaucoup du Lapin de Pâques qui viendra porter des chocolats partout pendant qu’on ne regarde pas. Et cette année, j’ai hâte, et je n’ai pas peur.  Là, vous vous dites : Peur ? D’un Lapin de Pâques ?

Oui, ça m’est arrivé.

Lapin de Pâques

Moi, je suis la très heureuse et chanceuse maman de deux garçons pas-tout-à-fait-comme-les-autres, qui partagent mon quotidien une semaine sur deux (aléas de la vie de maman divorcée !). Fiston a 7 ans et Grand frère en a 9. Chez moi, les taquineries et le jeu prennent beaucoup de place, de un, pour des raisons évidentes, et de deux, pour des raisons, disons... thérapeutiques !

Fiston est dyspraxique-avec-extra, l’un de ses extras consistant en un manque de plasticité important, qui fait en sorte qu’il interprète le monde qui l’entoure à sa façon, avec une vision très « tubulaire » de sa réalité.   

Ce petit extra se traduit, entre autres, par une grande difficulté à différencier le vrai du faux. Pour vous faire comprendre l’ampleur du problème, imaginez la scène suivante : Un jour, un ami du groupe de Fiston arrive à l’école avec un pyjama de Superman, et déclare être Superman. Fiston lui demande alors de voler (ce qu’il ne peut pas faire, évidemment !). Fou de rage d’avoir ainsi été berné, mon homme a éclaté de colère, tel un grain de popcorn au micro-ondes. Vous saviez, vous, qu’un enfant de 4 ans est capable de lancer des chaises et a la faculté de retenir un nombre inimaginable de gros mots pas gentils ?

À force d’avoir joué et de jouer encore régulièrement dans divers contextes et avec des adultes aussi, Fiston arrive désormais à comprendre quand on fait une blague ou une taquinerie, malgré quelques accrochages occasionnels (ça fait plus d’un an déjà que, chaque fois qu’il me demande ce qu’on mange, je réponds « de la tarte aux mouches »… encore de temps en temps, il réagit négativement !), et on a même réussi à lui faire croire à la magie du Père Noël, de la Fée des dents et du Lapin de Pâques, comme les enfants de son âge devraient le faire ! En ce qui concerne les mascottes et Pères Noël de centre commerciaux, c’est pas encore gagné, mais Grand Frère et moi, on a appris à inventer des histoires… 

Désormais, après des années de pratique, nous pouvons maintenant voir chez Fiston ce que j’appelle « les étoiles dans les yeux ». Et nous pouvons avoir hâte à Pâques sans crainte d’incident désagréable (sauf si cette année encore, Tonton décide de faire semblant de manger le chocolat de Fiston ! Quoique je pense que, Tonton, il a appris sa leçon !!)

Joyeuses Pâques !

Article rédigé par Annie Goudreau
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