Infertilité- l'histoire de Valérie

Je me suis mariée à 26 ans, le 25 aout 2001. J’avais arrêté la pilule plusieurs mois auparavant, car elle me causait des migraines. Après notre mariage, on n’a jamais fait attention. Mes règles étaient régulières.

Après un an d’essai, je me suis dit que peut-être je devrais aller voir un gynécologue. Comme je travaille dans le milieu de la santé et que je connais bien des gens du milieu, l’on m’a dit d’aller voir Dr Shears, une gynécologue de l’hôpital. Quand je suis arrivée dans son bureau, cela faisait une semaine que je ne me sentais pas bien. J’ai fait un test de grossesse et il était positif. Naturellement, j’étais bien contente.

La gynécologue m’a dit qu’elle me reverrait dans 4 semaines. À sept semaines de grossesse, j’ai fait une fausse couche. Mon taux d’hormone était bas, et la grossesse, pas viable. C’était en septembre 2003.

La gynécologue m’a dit de me donner au moins 6 mois et de revenir la voir. En mars 2004 j’étais enceinte à nouveau, la grossesse allait bien, à 10 semaines nous avons entendu le petit cœur. Puis à 14 semaines, sans aucun signe, j’ai fait une autre fausse couche.

Chaque fausse couche était très difficile. Car, pour toi, ce n’est pas juste un petit fœtus, mais tu as déjà, dans ta tête, des noms possibles, comment il ou elle sera, comment tu seras comme maman, etc.

En septembre 2004, je suis retournée voir ma gynécologue, et nous avons décidé de commencer une hormonothérapie orale. À ce moment, bien sûr, je comptais mes jours, je regardais mon cycle, j’ai utilisé des tests d’ovulation, j’ai lu sur le sujet. J’étais devenue une personne ayant des problèmes de fertilité. On ne faisait plus l’amour, on était en production de bébé. Ma gynécologue m’a recommandée à la clinique de fertilité de l’hôpital Royal Victoria en septembre 2005.

En octobre 2005, mes tests de sang ont démontré que j’étais en préménopause, et le médecin m’a dit que si je voulais avoir un enfant je devais le faire cette année, car bientôt je serais en ménopause. : Il m’a dit : « This year is the year, if not you will never get pregnant. »

Il m’a dit d’oublier, l’insémination, les hormones et tout cela. On devait aller directement à l’in vitro.

À ce moment-là, j’avais 30 ans. Quand nous sommes revenus de notre rencontre avec le médecin j’ai beaucoup pleuré. Je ne pouvais pas vraiment croire que peut-être je n’aurais jamais d’enfant. J’avais dit à mon mari depuis au moins un an que jamais je ne ferais de in vitro, cela était trop cher (± 10 000 $) et que les chances de réussite étaient trop faible (± 40 %).

Il est important de savoir que durant la dernière année, j’avais regardé les différentes agences d’adoption internationale et parler à des gens de cela.

Trois semaines après l’annonce, j’ai avisé mon mari que je voulais aller à la rencontre d’information sur l’in vitro à la clinique de fertilité.

Il a bien sûr accepté, et on a commencé le processus. On a rencontré d’autres parents, tous plus vieux que nous. Les médecins étaient très encourageants, disant que malgré mon infertilité, mon jeune âge était un facteur positif.

En décembre 2005, nous avions décidé de faire au moins un cycle de traitement, qui commencerait en février 2006. En décembre 2005, j’ai eu une première intervention au col de l’utérus, pour corriger une sténose du col.

J’ai donc commencé les traitements en février 2006.

J’ai aussi décidé de commencer en parallèle de l’hypnothérapie, une méthode de visualisation.

J’étais donc suivie dans une des plus grandes cliniques de fertilité au Québec, mais j’étais également suivie en méthode alternative.

Après un cycle de IVF j’étais enceinte de jumeaux.

Après cinq ans, j’ai accouché le 27 octobre 2006 à 33 semaines. Élizabeth et Alexandre sont en parfaite santé.

Même encore aujourd’hui, quand je repense à tout cela, j’ai un pincement au cœur. Je sais que j’ai été très chanceuse. Les problèmes de fertilités sont très difficiles pour les femmes et pour les couples. J’ai été chanceuse d’avoir le soutien de ma famille et de mon conjoint.

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