L’encoprésie et l’incontinence urinaire chez l’enfant

Bien qu’on en entende moins parler, l’incontinence urinaire et surtout l’encoprésie sont des problèmes vécus chez certains enfants. Outre l’énurésie nocturne, l’incontinence peut également être présente durant la journée. Il en est de même de l’encoprésie (persistance d’un non-contrôle de l’émission de selles). Il s’agit de défécation « involontaire » ou délibérée chez un enfant d’au moins quatre ans.

L’encoprésie et l’incontinence urinaire chez l’enfant

Toutefois, avant de diagnostiquer ce trouble, il doit être présent depuis au moins six mois, à une fréquence d’au moins une fois par mois. Souvent, il se reproduit presque chaque jour. Fait à noter, il serait beaucoup plus fréquent chez les garçons.

L’encoprésie peut être d’origine médicale (avec constipation), psychologique chez certains enfants qui vivent des problèmes émotionnels (décès, divorce des parents, etc.) ou affectifs (manque de confiance en soi, difficultés à l’école, etc.). Pour l’enfant, il s’agit d’une façon de s’opposer ou d’exprimer un mal-être; il est alors incapable de l’exprimer oralement.

L’enfant peut aussi souffrir d’énurésie. Celle-ci peut être nocturne (la plus fréquente) mais aussi diurne, c’est-à-dire qu’elle se produit au cours de la journée. Les enfants encoprétiques en sont souvent atteints également. Comme l’encoprésie, l’énurésie est souvent d’ordre psychologique donc un événement marquant peut en être à l’origine bien qu’elle puisse être aussi liée à une immaturité du système vésical.

Que faire?

En premier lieu, on suggère de consulter un médecin et si ses conseils ne permettent pas de résoudre le problème, on recommande de consulter un psychologue spécialisé avec les enfants. Le plus important, mais aussi le plus difficile (croyez-en mon expérience), est de ne pas focaliser sur ce problème puisque le symptôme risque de s’accentuer.

Le chantage, la promesse de récompenses ou l’humiliation sont aussi à proscrire. En discutant avec son enfant et en dédramatisant la situation, il est moins difficile de passer à travers cette période difficile. Il est aussi important de responsabiliser l’enfant en lui demandant de laver ses vêtements souillés, en l’encourageant à s’asseoir à la toilette, après les repas, même s’il n’a pas envie et à rester assis (pieds appuyés) pendant 10 minutes, moins d’une heure après les repas. On peut aussi avoir recours au calendrier de motivation. On ne donne pas de récompenses mais on alloue plutôt des privilèges (ex. : se coucher 15 minutes plus tard, choisir le dessert ou le repas pour un souper, faire une activité seul avec papa ou maman, etc.).

La bonne nouvelle : il arrive parfois que le problème parte comme il était venu. L’enfant arrive alors à trouver un sens, une logique à tout ça…

Si votre enfant souffre d’énurésie ou d’encoprésie et que vous souhaitez obtenir davantage de renseignements, vous pouvez consulter ces sites Web :

Bonne chance!

Marie-Josée Gaudreau
http://mamancomptetriple.blogspot.ca/